Au fait du jour – Que veut-on des sports scolaires?
La Presse — La Presse — Cela est, pour ainsi dire, devenu une tradition. Cette question que nous nous posons à la veille de toute nouvelle année scolaire : de quoi sera faite cette année ? Allons-nous découvrir tout à fait par hasard quelques résultats ou assisterons-nous à un nouveau départ ?
Cette masse de jeunes et moins jeunes est impressionnante. Mettez-la entre les mains de personnes capables de lui insuffler vie et mouvement et vous obtiendrez des miracles. Ceux qui veillent sur ce secteur ont peut-être les qualités requises, mais se retrouvent démunis, faute de politique en la matière.
Il fut un temps où les sports scolaires ont été le timon des sports civils. Lorsqu’on a pris la décision de supprimer le football du nombre des sports scolaires, cela a été une véritable révolution. Une décision politique qui a permis aux autres sports collectifs de prendre leur envol. Et à la Tunisie de dominer en handball qui a enregistré en sa faveur un véritable raz de marée. Le volley-ball qui s’est affirmé et gagné les régions, le basketball qui a poussé les grandes associations sportives à constituer des équipes qui tiennent le coup jusqu’à ce jour.
Aujourd’hui que veut-on faire de ces sports scolaires ? Une activité de loisirs ou un socle, un creuset pour le sport national ? La différence est énorme et elle est même capitale.
Cette masse que l’on a sous la main, avec tous les pedigrees possibles et imaginables, que l’on contrôle au moyen de leurs établissements scolaires, qui est dotée d’enseignants spécialistes, ne doit pas péricliter mais servir à quelque chose. Ni les fédérations nationales sportives ne s’en soucient (alors qu’elles sont dotées d’un directeur technique), ni le département de tutelle qui laisse faire, faute d’avoir trouvé un moyen de s’en servir. Pour l’intérêt du sport national. Ceci dit, reposons la question : ces sports scolaires, que veut-on en faire ?



