RDC : l’épidémie d’Ebola dépasse les 4 000 morts et devient la plus meurtrière de l’histoire du pays
L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a fait plus de 4 000 morts parmi plus de 8 000 cas confirmés, ont indiqué vendredi 2 octobre 2026 les autorités congolaises. Le pays fait actuellement face à ce qui est présenté comme la flambée la plus meurtrière de son histoire.
Il s’agit de la 17e épidémie d’Ebola enregistrée en République démocratique du Congo. En quelques mois, la situation s’est fortement aggravée, alors que les autorités rencontrent d’importantes difficultés pour contenir la propagation du virus.
Selon les chiffres communiqués, 8 300 cas d’Ebola ont été recensés, dont 4 018 décès et 2 162 guérisons.
Dans la province du Nord-Kivu, au nord-est du pays, six cas d’Ebola ont également été signalés, dont quatre décès, dans des zones contrôlées par les rebelles du M23. Le groupe armé, soutenu par le Rwanda selon plusieurs sources internationales, a annoncé ces chiffres vendredi.
La dernière vague épidémique a débuté dans la province de l’Ituri, au nord-est de la RDC, avant de s’étendre à sept provinces situées dans le nord et l’est du pays.
Les opérations de lutte contre l’épidémie sont compliquées par plusieurs facteurs, notamment le manque de ressources, la présence de groupes armés et la défiance d’une partie de la population envers les autorités sanitaires, dans des régions déjà marquées par une forte instabilité sécuritaire.
Les Nations unies ont indiqué jeudi que de violents affrontements armés avaient perturbé, ces derniers jours, les opérations de réponse à Ebola en Ituri.
Un centre de prise en charge des malades a également été incendié mardi soir dans cette même province. Selon l’ONU, des militaires seraient entrés dans un site accueillant des personnes déplacées, provoquant la fuite de plusieurs occupants.
À la mi-septembre, l’Organisation mondiale de la santé avait fait état de signes jugés encourageants dans la lutte contre l’épidémie. Le directeur général de l’agence sanitaire de l’Union africaine a toutefois estimé que l’épidémie n’était toujours pas maîtrisée.



