Editorial

De la valorisation des infrastructures routières

  • 6 octobre 2026
  • 3 min de lecture
De la valorisation des infrastructures routières

N’oublions pas que toutes les expériences, notamment des pays développés, ont toujours confirmé qu’une bonne infrastructure routière se replace, systématiquement, comme un véritable catalyseur de la croissance économique, à travers, entre autres, la réduction des coûts logistiques, la garantie  d’une meilleure attractivité financière et l’amélioration de la commercialisation au double niveau national et international.

Une infrastructure routière représente aussi un important outil de cohésion sociale, vu sa capacité à réduire les disparités régionales, à accélérer la décentralisation et à faciliter l’intégration des zones défavorisées dans le circuit socioéconomique.

Toutefois, malgré cette importance, la situation de notre infrastructure routière  est encore loin d’être confortable, surtout que le rythme de réalisation de nouveaux projets est toujours timide. Les dernières statistiques relèvent, justement, que durant les dix dernières années, environ 180 km d’autoroutes seulement ont été réalisés.

Un volume insuffisant, notamment pour un pays qui a fait de la valorisation de son activité commerciale, de la relance de l’investissement et de la bonne intégration de l’économie nationale dans les chaînes de valeur mondiales des priorités stratégiques.

C’est, d’ailleurs, en réponse à cette insuffisance que le Plan de développement 2026-2030 a retenu tout un programme consistant pour rompre définitivement avec la timidité des années précédentes et faire de l’infrastructure routière un levier essentiel pour la reconstruction socioéconomique.

L’enjeu d’une infrastructure routière performante, moderne et bien entretenue dépasse, aujourd’hui, la simple pose d’asphalte, pour constituer la colonne vertébrale et le fondement même de tout développement socioéconomique.

Les projections tablent, à cet effet, sur la construction de 154 km d’autoroutes dans les zones intérieures, sans parler de la finalisation de l’axe stratégique de 186 km reliant Tunis et Jelma.

On parle, en parallèle, de 196 km de voies rapides dans le Sud et le Centre-Ouest et de 378,5 km de routes structurantes dans  cinq gouvernorats.

Les projections du nouveau plan ne se limitent pas aux nouvelles réalisations, mais également à la consolidation de ce qui existe déjà, avec la réhabilitation de 1.000 km de routes nationales et l’aménagement de 1.500 km de pistes.

Mais le plus important est de ne pas se contenter de construire et d’aménager, mais de pérenniser toute nouvelle réalisation, à travers l’instauration d’un système d’entretien et de maintenance assez solide. Une disposition, du reste, stratégique, car la mauvaise gestion de l’axe routier national a été, souvent, très lourde de conséquences financières. Pour réussir cette orientation, un budget annuel de 185 millions de dinars sera accordé à cet effet.

Auteur

Anis SOUADI

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