Actualités

Ouverture, hier, de la 3e édition du salon de l’artisanat «ArtiCrea», au Kram L’œuvre artistique fait la différence

Avatar photo
  • 6 octobre 2026
  • 4 min de lecture
Ouverture, hier, de la 3e édition du salon de l’artisanat «ArtiCrea», au Kram L’œuvre artistique fait la différence

Lancé depuis deux ans, le Salon professionnel dédié à l’artisanat «ArtiCrea», dans sa 3e édition cette année, a été inauguré, hier, au parc des expositions du Kram, à Tunis, mettant ainsi en avant l’histoire d’un patrimoine ancestral revisité et hissé au rang de secteur économique à haute valeur ajoutée. Ainsi, sa promotion est dictée par les tendances de création et les nouveaux modes de consommation.

La Presse — Hier après-midi, Sofiane Tekaya, ministre du Tourisme, a inauguré cette nouvelle édition qui se déroulera, du 5 au 11 de ce mois, sans avoir donné aucune déclaration aux médias. Il s’est contenté de faire le tour des stands et pavillons, à l’écoute des professionnels du secteur. Cette manifestation est organisée par l’Office national de l’artisanat (ONA), avec le concours de la Fédération de l’artisanat et la Foire internationale du Kram.

Une édition relativement sélective

Comme lors des deux sessions précédentes, l’évènement n’a pas manqué de drainer autant d’artisans, acheteurs et visiteurs, renouant ainsi avec le concept arti-cadeaux, allant des objets décoratifs aux produits du terroir, visant à promouvoir des articles pour les fêtes de fin d’année et les relations d’affaires. Soit une plaque tournante d’un label artisanal bien fini pour être reconnu et des artisans et designers venus de tous les horizons.

Un fait maison typiquement tunisien exposé pour se faire valoir, mais aussi pour pouvoir s’exporter à l’étranger. Une édition relativement sélective, dans un sens purement créatif et distinctif. Ceci étant, de par la qualité des produits présentés, puisant dans l’ingéniosité des idées et l’intelligence de l’invention artisanale.

On vise, ici, «l’homo faber», ou l’homme créateur, celui qui tire ses lettres de noblesse de la simple nature des choses. En se référant à ce salon, le meilleur artisan gagne en notoriété au double plan local et international. D’où toute œuvre manuelle artistique distinguée est censée faire la différence, ouvrant à son maître artisan de nouvelles perspectives prometteuses.

D’ailleurs, déclare Leila Msellati, directrice générale de l’ONA, ce rendez-vous se veut une vitrine pour des professionnels sélectifs spécialistes dans le domaine. «Ce salon s’inscrit dans le droit fil de la  volonté de renforcer la compétitivité du secteur et son appui à l’exportation.

Plus que commercial, l’évènement est plutôt professionnel auquel s’invitent des acheteurs et des médias internationaux pour faire connaître nos articles cadeaux et contribuer à la promotion des spécificités de l’artisanat tunisien», indique-t-elle aux journalistes présents.

Ces invités, qui reviennent chez eux, avec dans leurs bagages autant des souvenirs, ont de quoi se faire plaisir et livrer leurs impressions quant à la qualité de notre artisanat. Cela dit, un article de cadeau, objets d’art ou bibelots de décoration seraient de nature à mieux véhiculer l’identité tunisienne et faire rayonner son image, en tant que plaque tournante d’innovation et de création artisanale.

Un tremplin d’exportation

D’autant plus que, ajoute-t-elle, «ArtiCrea» se pose, aujourd’hui, en une véritable plateforme promotionnelle tant à l’échelle nationale qu’internationale, le but étant de conquérir de nouveaux marchés étrangers. Car ce secteur, qui compte 300 mille artisans et artisanes, générateur de plus de 7 mille postes d’emploi, chaque année, mérite, plus que jamais, de se développer et de mieux s’exporter. Ainsi, sa commercialisation à une plus large échelle en vaut la chandelle.

Etant donné que ce secteur contribue à hauteur de 2% de la valeur des exportations, il y a lieu de redoubler d’efforts pour atteindre de nouveaux marchés tels que celui des Etats-Unis. «Jusqu’au mois d’aout dernier, le secteur a pu nous rapporter 58 millions de dinars en devises, avec une augmentation de 3% par rapport à la même période de l’année écoulée», rappelle le directrice générale de l’ONA.

En fait, une semaine durant, du 5-11 courant, artisans et artisanes auront à nouer des contacts d’affaires, établir des rencontres B to B et lancer des négociations des marchés. Professionnels et visiteurs peuvent prendre part à d’importants ateliers et workshops prévus.

Avatar photo
Auteur

Kamel FERCHICHI

You cannot copy content of this page