Incivisme, désordre et assimilés : Enfin nous y sommes !
Nous pourrions supposer que chaque chose en son temps mais « l’œil protecteur » a mis du temps pour se positionner et remettre de l’ordre dans une société où l’absence de sanction a fini par donner une très mauvaise idée de ce qu’est la vie de tous les jours dans un pays que tout le monde s’accorde à désigner comme paisible et bon vivant.
La Presse — Cette impunité nous l’avons endurée sans pouvoir piper mot. Avec regret, car nos millions d’hôtes que nous recevons, à longueur d’année, l’ont aussi relevée.
Ces stationnements partout, en troisième position, ces dépassements tonitruants, sources d’accidents mortels, ces taxis collectifs qui se permettent tout en toute impunité au point de finir par croire que ce sont eux qui éditent les lois et bien d’autres atteintes à notre culture et à nos mœurs.
Pour lutter contre les comportements qui perturbent la circulation et renforcer le respect du Code de la route, même en l’absence de patrouilles visibles des mesures ont été prises.
Une patrouille comptant trois ou quatre agents, dont l’un en civil chargé de relever les infractions.
L’infraction peut être photographiée sans que le conducteur soit nécessairement arrêté, notamment lorsque son interception risque de perturber davantage la circulation.
Ces brigades mobiles en civil ou en uniforme sont enfin les bienvenues. Elles existent dans tous les pays développés. Nous avons eu l’occasion de les voir opérer. Leur véhicule quitte le lieu où ils sont tapis. A l’approche de la cible, ils activent leur gyrophare, le plaquent sur le toit du véhicule et font signe au conducteur fautif de s’arrêter lorsqu’il y a possibilité de le faire. Sinon, ils le laissent filer en prenant le numéro d’immatriculation du véhicule.
Et justice sera faite.
Ou alors ils se permettent de troubler un café pris alors que les voitures sont en triple file (très souvent à l’Ariana). Un café bien amer mais qui confirme l’absence de civisme et un manque de respect pour tous les usagers de la route.
Stationner sur plusieurs files constitue en effet une source de perturbation de la circulation. Le phénomène est notamment observé lors des opérations de chargement ou de déchargement de marchandises ou de la prise en charge et de la descente de passagers. Ou pour observer une pause café.
Sans parler du ridicule de la situation, lorsqu’un métro se trouve dans l’obligation de suivre un véhicule engagé sur son aire de circulation.
Le communiqué relatif à cette brigade civile mobile est clair. Mais nul doute que le besoin créant l’organe, il sera enrichi par d’autres initiatives, car on finira par comprendre que l’ordre et la discipline sont bien revenus dans cette société qui a perdu son éthique et où le respect est devenu, hélas, la chose la moins partagée.



