Kaïs Saïed insiste sur l’unité de l’État et accélère le discours sur la reddition des comptes
Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, jeudi 8 octobre 2026 au palais de Carthage, le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Brahim Bouderbala, ainsi que le président du Conseil national des régions et des districts, Imed Derbali.
La rencontre a porté sur plusieurs projets et propositions concernant notamment la situation sociale des citoyens, ainsi que sur la nécessité d’assurer une complémentarité entre les différentes fonctions de l’État, chacune dans le cadre des prérogatives définies par la Constitution.
À cette occasion, le chef de l’État a souligné que les obstacles, qu’ils soient naturels ou « provoqués », restent nombreux, mais que la volonté de les surmonter est, selon lui, « plus forte ». Il a affirmé que le travail se poursuit sans interruption afin de répondre aux attentes du peuple tunisien, non seulement à travers les textes législatifs, mais également par une nouvelle approche fondée sur des concepts qu’il a qualifiés de « révolutionnaires ».
Kaïs Saïed a également salué ce qu’il considère comme « la profonde conscience » du peuple tunisien. Il a appelé chaque responsable, quelle que soit sa fonction, à être à l’écoute des préoccupations des citoyens, à partager leurs difficultés et à agir pour en éliminer les causes.
Kaïs Saïed : « L’État tunisien restera uni »
Le président de la République a estimé que la Tunisie traverse « des moments historiques » qui nécessitent, selon lui, de rompre avec toutes les formes d’injustice et d’iniquité.
Il a accusé certaines parties d’avoir cherché à diviser le pays et l’État, affirmant qu’elles continuent à vouloir revenir à des pratiques du passé. Il a toutefois assuré que ces tentatives seraient mises en échec grâce, selon ses termes, à « la conscience historique » du peuple tunisien.
« L’État tunisien restera uni », a-t-il insisté, affirmant qu’il ne cédera à « aucun chantage », quelles que soient les stratégies ou les rôles adoptés par ceux qu’il met en cause.
« La reddition des comptes est une exigence légitime »
Kaïs Saïed a, par ailleurs, réaffirmé que la reddition des comptes constitue « une exigence légitime », tout en précisant qu’il ne s’agit pas d’une volonté de vengeance à l’égard de qui que ce soit.
Le chef de l’État a assuré que l’État tunisien « n’est pas faible » et qu’il ne sera pas laissé « comme un butin » à quiconque. Il a également promis que les difficultés seraient surmontées et que les réalisations attendues seraient concrétisées.
Selon lui, cela ne peut toutefois se limiter aux communiqués et aux déclarations. Il a appelé à l’adoption de mesures rapides, estimant que la Tunisie est engagée dans « une course contre la montre ».
Le président de la République a enfin affirmé que « toutes les vérités seront révélées », ajoutant que, le moment venu, « il n’y aura ni immunité ni exception pour quiconque ».



