Tunisie : plus de 10 milliards de dinars remboursés au titre de la dette publique au premier semestre
La Tunisie a consacré 10,469 milliards de dinars au service de la dette publique à fin juin 2026, soit un taux d’exécution de 45,4 % des prévisions inscrites dans la loi de finances pour l’année en cours, selon les données du ministère des Finances relatives à l’exécution du budget de l’État.
Ce montant comprend 6,737 milliards de dinars au titre du remboursement du principal de la dette, dont 4,151 milliards de dinars pour la dette intérieure et 2,586 milliards de dinars pour la dette extérieure, ainsi que 3,733 milliards de dinars d’intérêts.
Sur le plan des recettes, les ressources encaissées par le budget de l’État ont atteint 24,195 milliards de dinars au cours du premier semestre 2026, correspondant à un taux de réalisation d’environ 46 % des prévisions annuelles.

Les recettes fiscales se sont établies à 23,188 milliards de dinars, en hausse de 2,4 % par rapport à la même période de 2025, soit une augmentation de 551 millions de dinars. Leur taux d’exécution a atteint 48,5 % des prévisions de la loi de finances, contre un taux théorique de 50 % à ce stade de l’année.
Les recettes fiscales représentent ainsi près de 96 % des ressources propres de l’État. Elles se composent de 9,836 milliards de dinars d’impôts directs et de 13,352 milliards de dinars d’impôts indirects. Ces derniers ont progressé de 7,8 % par rapport au premier semestre 2025, où ils s’étaient élevés à 12,382 milliards de dinars, représentant 57,6 % du total des recettes fiscales.
Les recettes non fiscales et les dons ont, pour leur part, atteint environ 1,007 milliard de dinars à fin juin, soit un taux de réalisation de 21 % des prévisions annuelles. Les revenus issus des participations ont représenté 43,7 % de ces recettes non fiscales.
Un solde primaire positif de 2,87 milliards de dinars
L’exécution du budget a dégagé un solde primaire positif de 2,873 milliards de dinars à fin juin 2026, hors dons et confiscations, contre 5,075 milliards de dinars durant la même période de 2025, selon le ministère des Finances.
Le document fait également état d’un déficit de 859,6 millions de dinars, hors dons et confiscations. Ces deux indicateurs correspondent à des notions budgétaires distinctes et doivent être interprétés selon le périmètre de calcul retenu.
S’agissant de la structure des dépenses publiques, les dépenses de rémunération ont absorbé la part la plus importante du budget au cours du premier semestre, avec 49 % du total. Elles sont suivies des dépenses d’intervention, qui représentent 26 %, puis des charges de financement correspondant aux intérêts de la dette, à hauteur de 15 %.
Les dépenses d’investissement et les opérations financières ont représenté 7 % du total, tandis que les dépenses de fonctionnement ont compté pour 3 %.



