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Industrie pharmaceutique : 43 entreprises tunisiennes couvrent 80 % des besoins du marché en volume.

  • 9 octobre 2026
  • 4 min de lecture
Industrie pharmaceutique : 43 entreprises tunisiennes couvrent 80 % des besoins du marché en volume.

Derrière les médicaments que les patients achètent en pharmacie, toute une industrie tunisienne s’est progressivement développée, avec des milliers d’emplois, des capacités de production diversifiées et une présence croissante sur les marchés extérieurs. Aujourd’hui, 43 entreprises fabriquant des médicaments à usage humain couvrent près de 80 % de la consommation nationale en volume. Un acquis important pour le pays, alors que le secteur cherche à accélérer sa modernisation technologique et sa transition numérique.

L’industrie pharmaceutique tunisienne compte 43 entreprises spécialisées dans la fabrication de médicaments à usage humain, dont la production couvre près de 80 % de la consommation nationale en volume et 60 % en valeur, a indiqué, vendredi, Tarek Hammami, représentant de la Chambre syndicale nationale de l’industrie pharmaceutique, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA).

Intervenant ce vendredi 09 octobre 2026 sur les ondes de la Radio nationale, il a souligné que le secteur s’est construit autour des exigences de qualité et a su gagner la confiance des consommateurs et des médecins.

Au-delà de ses performances industrielles, la production locale représente un enjeu sanitaire majeur, puisqu’elle contribue à l’approvisionnement du marché national en médicaments. Le renforcement de ses capacités et la modernisation de ses outils constituent ainsi des leviers importants pour consolider la place de l’industrie pharmaceutique tunisienne.

Le secteur emploie aujourd’hui plus de 9 000 personnes et génère des exportations de plus de 320 millions de dinars par an, soit l’équivalent d’environ 100 millions d’euros, selon Tarek Hammami.

Il a précisé que toutes les formes pharmaceutiques sont désormais fabriquées en Tunisie, ajoutant que les entreprises et les unités industrielles du secteur répondent aux normes nationales et internationales. Il a également fait état de l’appréciation exprimée par des experts étrangers à l’égard du niveau de l’industrie pharmaceutique tunisienne, qu’il considère comme un acquis pour le pays.

L’industrie intelligente, prochain défi du secteur

La prochaine étape consiste à accompagner cette industrie vers un niveau supérieur de développement technologique. À cet égard, Tarek Hammami a souligné que quatre usines tunisiennes présentent un potentiel important de progrès technologique.

Le secteur s’oriente progressivement vers une nouvelle génération d’industrie intelligente, notamment grâce à l’intégration des outils d’intelligence artificielle. Cette évolution ouvre des perspectives de modernisation des procédés industriels et de renforcement de la compétitivité des entreprises, dans un environnement où l’innovation technologique occupe une place croissante.

La transition numérique appelée à s’accélérer en 2027

Parallèlement à cette évolution technologique, la transformation numérique constitue un autre chantier pour l’industrie pharmaceutique tunisienne.

Delenda Mohamedi, directrice centrale des manifestations économiques et des relations internationales à la Chambre nationale de commerce et d’industrie, relevant du ministère de l’Industrie, a appelé l’ensemble des acteurs du secteur à adhérer au processus électronique technique unifié, dont la mise en œuvre est prévue autour du 1er janvier 2027.

Lors d’une intervention téléphonique dans la même émission, elle a rappelé que l’industrie pharmaceutique se situe à la croisée d’enjeux économiques et sanitaires. Elle contribue notamment au soutien de la production nationale, à l’approvisionnement en médicaments, au développement des exportations et au renforcement de la compétitivité des entreprises tunisiennes.

Pour Delenda Mohamedi, la numérisation ne saurait se limiter au remplacement des documents papier par des fichiers électroniques. Elle doit être envisagée comme une transformation globale des pratiques et des processus, destinée à accompagner durablement l’évolution du secteur.

Pour l’industrie pharmaceutique tunisienne, l’enjeu est donc double : préserver les acquis d’une production locale qui répond à une part importante des besoins nationaux, tout en accélérant sa modernisation pour gagner en efficacité et en compétitivité. Une évolution qui concerne autant l’avenir des entreprises et des emplois que la capacité du pays à consolider son approvisionnement en médicaments.

R.I

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R. I

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