L’entraîneur tunisien Nabil Maâloul serait le technicien le mieux rémunéré de l’histoire du championnat algérien de football, avec un salaire mensuel estimé à 65 000 euros au CR Belouizdad. Selon le quotidien algérien El Khabar, dont les informations ont été reprises par Al Jazeera le 9 octobre 2026, deux autres entraîneurs tunisiens, Khaled Ben Yahia et Mondher Kebaier, figurent également parmi les cinq techniciens les mieux payés de la compétition.
Lié au CR Belouizdad par un contrat d’une saison, Maâloul devance ainsi les autres entraîneurs du championnat, dans un contexte marqué par une hausse des rémunérations dans le football algérien. Le montant annoncé le placerait au-dessus du précédent record attribué à l’Allemand Josef Zinnbauer, ancien entraîneur de la JS Kabylie, dont le salaire, staff technique compris, atteignait environ 60 000 euros par mois, selon la même source.
Khaled Ben Yahia et Mondher Kebaier dans le top 5
La présence tunisienne dans ce classement ne se limite pas à Nabil Maâloul. Khaled Ben Yahia, entraîneur du MC Alger, occuperait la quatrième place avec une rémunération mensuelle avoisinant les 30 000 euros. Le technicien tunisien dirige le club algérois, présenté par les médias cités comme le champion en titre, et pourrait bénéficier d’une revalorisation de son contrat après le sacre de la saison précédente.
Mondher Kebaier, à la tête du CS Constantine, complète pour sa part le top 5, avec un salaire mensuel estimé à 28 000 euros. Ces chiffres placent ainsi trois entraîneurs tunisiens parmi les cinq techniciens les mieux rémunérés du championnat algérien, selon le classement publié par El Khabar.
Pour Maâloul, cette rémunération marque une progression par rapport à sa précédente expérience en Algérie. En 2024, lorsqu’il entraînait l’USM Alger, son salaire mensuel était estimé à 45 000 euros. Son passage dans le club s’était achevé après environ sept mois, à la suite de son limogeage, alors que son contrat initial portait sur deux saisons. Le montant annoncé pour son engagement au CR Belouizdad représente donc une hausse de 20 000 euros par mois par rapport à celui déclaré lors de sa précédente expérience algérienne.
Un staff technique à plus de 100 000 euros par mois
Au-delà du salaire de l’entraîneur principal, le coût de l’encadrement technique du CR Belouizdad atteindrait également un niveau record. D’après El Khabar, la rémunération mensuelle cumulée de Maâloul et de son staff dépasserait les 100 000 euros.
L’encadrement comprend un premier entraîneur adjoint, deux préparateurs physiques et un analyste vidéo, tous tunisiens, ainsi que l’entraîneur algérien des gardiens, Hakim Sabaâ. Le montant annoncé concerne donc l’ensemble du staff et ne doit pas être confondu avec le salaire personnel de Maâloul.
Lamine N’Diaye et Karim Belhocine complètent le classement
Au classement général, le Sénégalais Lamine N’Diaye, entraîneur de l’USM Alger, occuperait la deuxième place avec un salaire mensuel estimé à 45 000 euros. Cette rémunération aurait augmenté après la saison précédente, au cours de laquelle son équipe a remporté la Coupe de la Confédération africaine et la Coupe d’Algérie.
Il devance Karim Belhocine, entraîneur de la JS Kabylie, dont le salaire mensuel est estimé à 40 000 euros. Khaled Ben Yahia et Mondher Kebaier occupent respectivement les quatrième et cinquième places, derrière Maâloul, N’Diaye et Belhocine.
Ce classement met en évidence la place importante occupée par les entraîneurs tunisiens sur le marché algérien. Il convient toutefois de préciser que les rémunérations citées proviennent d’informations publiées par la presse et n’ont pas été confirmées publiquement par les clubs concernés.
M.B



