Pour une croissance progressive et durable
Après les vacances d’été, les différents mécanismes de l’Etat sont à pied d’œuvre pour assurer la reprise et maintenir les efforts en vue de renforcer les divers ingrédients d’une dynamique socio-économique capable de faire passer le pays à des paliers supérieurs qui ne peuvent être consolidés que grâce à une croissance économique et au maintien des opportunités d’investissements aussi bien nationaux qu’internationaux.
Parmi les autres facteurs nécessaires pour prétendre à cette dynamique, on cite notamment la capacité de faire preuve de résilience face aux éventuelles conjonctures défavorables. Et c’est justement le cas des différentes institutions en Tunisie qui a pu, selon le ministère des Finances, résister aux effets négatifs des crises sanitaires, des catastrophes naturelles et autres perturbations de l’économie mondiale.
A cela s’ajoutent les efforts déployés en vue de préserver les indicateurs macroéconomiques qualifiés d’acceptables, dans le sens où, selon les chiffres officiels de l’Institut national de la statistique (INS), le PIB tunisien a progressé de 2,3% sur un an, ce qui représente un indicateur favorable d’une croissance positive, alors que le taux d’inflation a augmenté de, juste, 0,2%.
Toutes ces données confirment que notre pays est déterminé à relever les différents défis en consolidant le rythme de la croissance, à maîtriser le taux d’inflation et à maintenir le rendement économique et social, sans oublier le souci de l’Etat à garantir le respect de la majorité de ses engagements, plus particulièrement le remboursement de la dette publique dans les délais impartis.
D’ailleurs, les prévisions du projet de budget 2027 sont fondées sur la possibilité d’une amélioration de la demande extérieure et d’une évolution positive de l’économie mondiale, notamment dans la zone euro, tout en comptant sur un éventuel renforcement des recettes fiscales, une maîtrise du déficit budgétaire, une mobilisation accrue des ressources propres et l’accélération de la numérisation du système fiscal et financier.
Il serait utile de rappeler que le renforcement des recettes fiscales et l’augmentation de leur apport aux ressources budgétaires de l’Etat exigent la consolidation des effets de la transparence et de la bonne gouvernance en matière de gestion des fonds publics avec l’aide de systèmes réguliers de contrôle et d’évaluation des performances.
L’autre point important à prendre en considération est celui de la mise en valeur des entreprises et établissements publics grâce à l’introduction de mécanismes appelés à maintenir la continuité de leur activité, à renforcer leur compétitivité et à leur permettre de retrouver le rayonnement économique et social escompté.
Tout semble donc être en place et suffisamment à l’avance pour une reprise progressive et durable de la croissance qui s’appuie sur les secteurs traditionnels, à savoir l’agriculture, l’agroalimentaire, les industries mécaniques et électriques, ainsi que les services, notamment le tourisme.



