Kiosque international
Pétrole
Les exportations du Moyen-Orient augmentent
La Presse — Les exportations de pétrole brut du Moyen-Orient reprennent, atteignant 19,5 à 22,5 millions de barils par jour fin septembre, un niveau supérieur à la moyenne de 18 millions de barils par jour enregistrée avant le début du conflit, selon les données de la société d’analyse des marchés des matières premières Kpler. Les expéditions de gaz naturel liquéfié (GNL) via le détroit d’Ormuz ont également affiché une tendance à la hausse en septembre, atteignant leur plus haut niveau depuis février 2016.
IA
Le nombre d’emplois explose
Le marché de l’emploi américain connaît une forte croissance des postes liés à l’intelligence artificielle (IA), les entreprises investissant massivement dans les technologies et infrastructures de l’IA. Selon les dernières données de LinkedIn, l’IA a contribué à la création de près de 2 millions d’emplois dans le monde ces trois dernières années. Aux Etats-Unis seulement, le nombre d’offres d’emploi dans le domaine de l’IA a explosé depuis 2023, et de nouveaux postes spécialisés continuent d’apparaître.
FMI
Risque accru de chocs sur les prix alimentaires et énergétiques
Le FMI avertit que les fortes hausses des prix des produits alimentaires et de l’énergie pourraient devenir plus fréquentes, maintenant ainsi les anticipations d’inflation à un niveau élevé pendant une période prolongée, aggravant la pauvreté et menaçant la stabilité économique.
Une étude du FMI publiée récemment analyse les mesures prises par les gouvernements au cours des trois dernières décennies pour lutter contre la hausse des prix, tout en utilisant un nouveau modèle économique qui prend en compte l’inflation plus élevée à laquelle sont confrontés les ménages les plus pauvres, contraints de consacrer une plus grande part de leur budget aux dépenses essentielles.
Les fortes hausses de prix des biens essentiels sont rares, surtout à l’échelle mondiale. Cependant, ces cinq dernières années, « les chocs inflationnistes ont exercé une pression économique et sociale constante, notamment en raison du conflit russo- ukrainien depuis 2022 et des combats au Moyen-Orient cette année ». De nouvelles recherches du FMI montrent que l’inflation réelle subie par les ménages est supérieure de 0,8 % à celle calculée selon les méthodes conventionnelles. Par conséquent, le FMI estime que le nombre de personnes basculant sous le seuil d’extrême pauvreté entre 2021 et 2024 pourrait être supérieur à 23 millions aux estimations précédentes. Selon la même source, les anticipations d’inflation pour les cinq prochaines années, initialement prévues à une légère hausse, sont restées élevées pendant trois ans. Cette situation pourrait accentuer la pression sur les banques centrales et les inciter à relever leurs taux d’intérêt.
Banque mondiale
Hausse de l’inflation en Afrique
La hausse des prix devrait grimper à 5,5 % en 2026, contre 3,7 % en 2025, indique la Banque mondiale qui explique cette situation par l’intensification des tensions géopolitiques à travers le monde.
L’Afrique subsaharienne devrait connaître en 2026 une hausse de l’inflation de plus de deux points selon un rapport de la Banque mondiale publié récemment, en raison notamment de la flambée des prix de l’énergie provoquée par le conflit au Moyen-Orient.
De nombreux Etats africains, importateurs pour la plupart d’hydrocarbures, ont, en effet, décidé au cours de ces derniers mois d’augmenter les prix des carburants à la pompe dans leurs pays. Selon la Banque mondiale, les pressions inflationnistes ont été les plus marquées dans les économies qui importent majoritairement leurs produits de base et dont le régime de change offre une flexibilité limitée.
Le rapport indique que « l’inflation sur le continent pourrait toutefois s’atténuer à moyen terme à mesure que les cours mondiaux des produits de base se stabilisent ».
Les pays de l’Afrique subsaharienne pourraient connaître par ailleurs des « chocs » liés au climat, a alerté la Banque mondiale. La survenue du phénomène météorologique El Niño pourrait notamment « perturber la production agricole » et aggraver l’insécurité alimentaire, prévient-elle.
Par ailleurs, la Banque mondiale prévoit une croissance en légère hausse pour le continent, de 4,1 % en 2025 à 4,3 % en 2026. Elle indique avoir revu à la hausse ses prévisions pour les trois quarts des pays, notamment les poids lourds que sont l’Angola, l’Éthiopie ou encore le Nigeria. Ces révisions à la hausse s’expliquent par un regain d’activité chez les pays exportateurs de pétrole, mais aussi par des réformes structurelles permettant notamment d’améliorer le climat des affaires.



