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50 ans après, la loi n°72 reste un jalon de l’économie exportatrice, selon Heykel Jalal

  • 27 février 13:38
  • 2 min de lecture
50 ans après, la loi n°72 reste un jalon de l’économie exportatrice, selon Heykel Jalal

Lancée en 1972, la loi tunisienne n°72, composée de 15 articles, a marqué un tournant historique pour l’économie nationale, mais reste aujourd’hui un sujet de débat malgré les révisions et adaptations successives.

C’est ce qu’a souligné l’expert et conseiller en matière douanière, Heykel Jalal.

Selon lui, la Tunisie faisait partie des premiers pays à adopter un modèle économique orienté vers l’export, aux côtés de la Chine, du Maroc et de la Turquie.

“La loi n°72 a favorisé la création d’entreprises exclusivement destinées à l’exportation, grâce à un ensemble d’avantages fiscaux et douaniers pour les investisseurs locaux et étrangers”, a-t-il encore précisé lors de son passage sur Express fm ce vendredi 27 février 2026.

L’expert a aussi rappelé qu’en 1972, le pays avait enregistré un taux de croissance de 17,7 %, le plus élevé de son histoire, jamais atteint depuis.

Ce résultat, a-t-il expliqué, est directement lié aux politiques incitatives prévues par la loi, en particulier le soutien à l’investissement orienté vers l’export.

Cette loi a ensuite été remplacée par de nouveaux textes conformes au Code actuel de l’investissement, notamment la loi n°93, qui a élargi le champ de l’économie exportatrice.

Cependant, Heykel Jalal a souligné que la multiplication des structures et la complexité des procédures administratives rallongeaient les délais de création de projets, limitant l’efficacité du système malgré les annonces officielles de soutien à l’investissement.

Il a insisté sur le fait que le manque d’incitations réelles entraîne une baisse des exportations et réduit les opportunités de création d’emplois, tandis que les exportateurs doivent faire face à une pression fiscale et administrative croissante.

Comparant les années 1972 et 2026, l’expert note que, malgré le nombre accru d’institutions et de structures, la longueur des procédures et l’absence de véritables mesures incitatives freinent l’efficacité du système d’investissement, en dépit du potentiel économique de la Tunisie.

Heykel Jalal a conclu en appelant l’État à mettre en place une vision économique claire, visant un taux de croissance supérieur à 10 %, en simplifiant les procédures administratives, en renforçant le climat de l’investissement et en réduisant la pression fiscale, afin de relancer la dynamique de croissance et d’exportation du pays.

Auteur

R. I

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