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Drogue à l’école : Saïed contre les poisons de la jeunesse

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  • 12 février 05:33
  • 3 min de lecture
Drogue à l’école : Saïed contre les poisons  de la jeunesse

Face à la propagation alarmante de la drogue dans les établissements scolaires, le Président Kaïs Saïed appelle à une mobilisation générale. Sécurité renforcée, sensibilisation quotidienne et réforme en profondeur du système éducatif sont au cœur de ses orientations. 

Le Président de la République, Kaïs Saïed, a reçu hier, au Palais de Carthage, MM. Khaled Nouri, ministre de l’Intérieur, Noureddine Nouri, ministre de l’Éducation, ainsi que Sofiene Bessadek, secrétaire d’État chargé de la Sécurité nationale.

Au début de cette réunion, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de protéger les élèves contre le fléau de la drogue qui s’est propagé à l’intérieur et aux abords des écoles et des lycées. Il a souligné l’importance d’assurer des patrouilles sécuritaires permanentes, précisant que ce phénomène, qui s’aggrave de jour en jour, vise à désagréger la société. Il a ajouté que l’action ne doit pas se limiter à une approche strictement sécuritaire ni à la seule lutte contre les réseaux de trafic, mais qu’elle doit mobiliser tous les efforts, notamment en consacrant chaque jour une partie des cours à la sensibilisation aux dangers de ces poisons, dont le seul antidote réside dans l’éducation des esprits et une instruction civique préservant l’État, son unité et la cohésion de la société, au sein des familles, des établissements éducatifs et audelà.

Le Président de la République a rappelé l’importance capitale du secteur de l’éducation et de l’enseignement, qu’il considère comme un secteur de souveraineté. Il n’est pas fortuit, a-t-il souligné, que la Constitution prévoit la création d’un Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, qui sera bientôt mis en place afin d’entamer ses travaux et de corriger les choix erronés adoptés dans ce domaine. Il a précisé qu’aucune erreur dans ce secteur ne peut être rectifiée qu’après au moins deux décennies. Il a également regretté que la Tunisie, qui aurait dû être exempte d’analphabétisme, connaisse une hausse du décrochage scolaire, ajoutant que l’atteinte portée à la faculté de pensée libre a engendré un « analphabétisme masqué », plus dangereux encore que l’incapacité à lire et à écrire.

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Auteur

La Presse

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