Une équipe de chercheurs tunisiens a réalisé le séquençage complet du génome de deux variétés locales de blé dur, “Mahmoudi” et “Chili”, marquant une avancée scientifique majeure au service de la sécurité alimentaire et de la recherche agronomique en Tunisie.
Ce projet, inédit en Afrique du Nord, s’inscrit dans le cadre de l’initiative “Open Durum Genome Project Tunisia”, dédiée à l’étude et à la valorisation du patrimoine génétique national.
Selon Maher Medini, chercheur à la Banque nationale des gènes, cette réalisation est le fruit d’une collaboration entre plusieurs institutions tunisiennes, notamment la Banque des gènes, l’Université de Sfax et l’Institut national des sciences agronomiques de Tunisie, en partenariat avec l’organisation britannique Get Genome.
Il a également souligné la contribution de compétences tunisiennes reconnues à l’échelle internationale, à l’instar du scientifique Soufiane Kamoun, impliqué dans cette initiative.
Le séquençage de ces deux variétés anciennes permet désormais de constituer une base de données génétique de référence, offrant aux chercheurs de nouvelles perspectives pour identifier des gènes de résistance aux changements climatiques, aux maladies, à la sécheresse et à la salinité.
Cette avancée ouvre ainsi la voie à des programmes d’amélioration génétique du blé dur tunisien, avec pour objectif de renforcer la résilience des cultures face aux défis climatiques et environnementaux.
D’après Maher Medini, ce travail a nécessité deux années de recherches et d’expérimentations, mobilisant une expertise scientifique de haut niveau.


