Action unifiée pour valoriser le dispositif routier et l’économie
L’infrastructure routière en Tunisie constitue un facteur essentiel dans le dispositif en vue de renforcer la stratégie nationale consistant à améliorer la qualité du réseau, la connectivité entre les régions de l’intérieur du pays et les pôles économiques routiers, tout en contribuant à la réalisation du volet de la sécurité routière.
Dans cet esprit, le ministre de l’Equipement et de l’Habitat a révélé mercredi, lors de la conférence des directeurs régionaux de l’équipement, qu’une enveloppe de l’ordre de 313 millions de dinars vient d’être allouée à l’entretien des routes classées, des pistes rurales et à la réparation des dégâts causés par les inondations enregistrées durant l’année 2026.
Cette stratégie est fondée sur un plan d’action unifié et conforme aux objectifs intégrés dans l’optique des grands projets publics, tout en accélérant leur concrétisation en proposant des solutions pratiques et innovantes dans le but de dépasser les difficultés persistantes grâce à un renforcement de la coordination entre les divers services centraux et régionaux.
En prenant connaissance du nombre de projets planifiés, en l’occurrence 78 en cours pour un coût de 4,2 milliards de dinars, on ne peut qu’être optimiste pour les résultats escomptés dans les périodes à venir, surtout si l’on sait que les financements sont assurés par des organismes financiers nationaux et internationaux sérieux et crédibles, dont notamment la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale (BM).
Toutefois, il y a lieu de souligner la nécessité d’améliorer la configuration du paysage économique du pays où le schéma de développement est, certes, dynamique, mais demeure déséquilibré dans la mesure où les zones côtières affichent un taux de pauvreté assez bas, allant de 3,5 à 5,4%, tout en disposant de réelles opportunités d’emploi, alors qu’il atteint parfois, plus de 30% dans d’autres régions à l’instar de Kasserine et de Kairouan.
Or, pour favoriser un développement plus équitable à l’échelle nationale, la Tunisie s’emploie à renforcer les liaisons régionales et à améliorer les opportunités de croissance, notamment à travers des investissements dans les infrastructures routières dont le gros est concentré, pour le moment, dans les régions du littoral.
A titre d’exemple, la principale route côtière reliant Bizerte à la frontière libyenne via Tunis et Sfax représente à elle seule 80% du réseau national, facilitant ainsi la circulation rapide des biens et des personnes entre les principales villes du pays tandis que les régions de l’intérieur sont confrontées à un réseau de routes à voie unique inadaptées au transport des produits agricoles et des matières premières.
En résumé, l’Etat est déterminé à passer la vitesse supérieure pour mettre en place un réseau routier efficace et fluide portant sur toutes les régions de la Tunisie et destiné à faciliter la vie des citoyens sans la moindre exclusion.



