Les USA réfléchissent à la possibilité d’interdire le transit du pétrole iranien vers les pays importateurs
Les États-Unis ont entamé des mesures pour entraver le trafic maritime à destination et en provenance des ports iraniens, une décision qui pourrait empêcher près de deux millions de barils de pétrole iranien par jour d’atteindre les marchés internationaux, aggravant ainsi les tensions sur l’offre mondiale. Le commandement central américain a averti que tout navire non autorisé dans la zone visée pourrait être intercepté, dérouté ou saisi, tout en précisant que la navigation via le détroit d’Ormuz vers des ports non iraniens reste autorisée.
En réaction, les Gardiens de la révolution iraniens ont menacé de considérer toute présence militaire proche du détroit comme une violation du cessez-le-feu, promettant une riposte ferme. Cette escalade intervient alors que les exportations iraniennes représentaient encore récemment près de 1,8 million de barils par jour, avec d’importants volumes déjà stockés en mer, notamment en Asie.
Malgré un cessez-le-feu annoncé début avril, le trafic dans le détroit d’Ormuz demeure fortement perturbé, même si quelques navires ont récemment repris la traversée. Cette situation risque de peser lourdement sur les principaux importateurs, en particulier en Asie, où la Chine et l’Inde figurent parmi les premiers clients du pétrole iranien, dans un contexte où près de 20 % du commerce mondial d’hydrocarbures transite habituellement par ce passage stratégique.



