Tunisia digital summit dans sa 10e édition : Les startups « de prestataires à coarchitectes de l’État numérique »
A l’occasion de sa dixième édition, le Tunisia digital summit (TDS), qui se tient à Tunis les 22 et 23 avril, a mis le cap sur un nouveau partenariat triangulaire entre l’Etat, le privé et les startups, permettant aux jeunes entrepreneurs du digital de passer du statut de prestataires à celui de coarchitectes de l’Etat numérique, un chantier en plein cœur du processus de modernisation de l’administration tunisienne.
La Presse — Cette nouvelle approche mise sur le capital confiance, que ce soit de l’Etat en la capacité des jeunes ressources humaines à trouver des solutions permettant de simplifier les procédures et d’économiser du temps ou des entreprises naissantes en leur tutelle pour accompagner leur développement jusqu’à l’arrivée à bon port.
Et ce rapport de confiance mutuelle serait à même de consolider la satisfaction des demandeurs de prestations administratives qui gagneraient en efficacité et en transparence au même titre que l’attraction du site tunisien comme écosystème compétitif favorable à l’investissement, au développement et à l’exportation.
La thématique choisie coïncide avec le choix en cours de mise en œuvre de digitalisation des services publics annoncé par le gouvernement tunisien et ouvert aux start-up pour y contribuer.
Il ne s’agit probablement pas d’accorder de grands marchés à de petites entreprises, mais de confier chaque fois que c’est nécessaire la résolution d’un problème à une start-up. « Pour l’Etat, cela permet d’atteindre les objectifs à moindre coût. Et pour la start-up, ce genre de marché conforte ses références surtout au début », a expliqué Amir Belgacem, cofondateur et directeur exécutif (CEO) de SoleCrypt (Royaume-Uni).
Dans cet ordre d’idées, le ministre des Technologies de la communication, Soufiène Hemissi a considéré que cette transition ne constitue pas un choix, mais « une obligation historique », rappelant les investissements réalisés par la Tunisie dans les infrastructures numériques et dans la valorisation des ressources humaines, ainsi que dans la modernisation du cadre institutionnel et réglementaire.
Selon le ministre, si l’intelligence artificielle est actuellement en train de « transformer le monde », la Tunisie, qui émet chaque année sur le marché de l’emploi des milliers de diplômés qualifiés et multilingues, a le devoir de retenir et de valoriser cette richesse humaine pour mener à bien son processus de digitalisation, en l’occurrence, dans le cadre du plan 2026-2030 en cours d’élaboration.
« Aucun Etat ne peut y arriver avec les outils classiques », a-t-il reconnu, réitérant l’intérêt du gouvernement à accorder l’importance qui se doit à l’environnement des affaires, au financement et à l’encouragement des jeunes à s’impliquer dans cette démarche.
Le « Tunisia digital summit » se positionne, en conséquence, en tant que partenaire crucial pour atteindre les nouveaux objectifs ne serait-ce que par l’organisation de compétitions nationales et internationales pour trouver des solutions innovantes.
Cette année, le TDS organise la compétition régionale « Start-up world cup » dont la phase finale aura lieu début novembre 2026 à San Francisco. L’entreprise lauréate sera connue, selon les organisateurs ce 23 avril à partir de 16h et sera accompagnée de deux autres (2e et 3e places) lors de cet événement planétaire.



