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Illégalement exploité par un investisseur italien, récupération d’un terrain domanial de 55 hectares à Enfidha

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  • 16 avril 2026
  • 2 min de lecture
Illégalement exploité par un investisseur italien, récupération d’un terrain domanial de 55 hectares à Enfidha
Image d’illustration

C’est Karim El Yazidi, membre du conseil local d’Enfidha, qui a annoncé une action majeure de l’État pour reprendre le contrôle de ses actifs fonciers dans la zone industrielle de la région ce jeudi 16 avril 2026.

En effet, intervenant ce matin sur les ondes de Jawhara FM, il affirmé la récupération d’un terrain domanial d’une superficie d’environ 55 hectares dans la zone industrielle d’Enfidha.

Tout en précisant que les faits dans cette affaire remontent à 2003, l’intervenant a indiqué que le terrain était illégalement exploité par la Société de Développement Industriel d’Enfidha. « Ce bien avait été cédé au « dinar symbolique » au profit d’un investisseur italien, en contrepartie de son engagement à aménager la zone, à construire des usines et à attirer des investissements générateurs d’emplois. », a-t-il révélé.

El Yazidi a ajouté que l’État a contribué à l’aménagement de 25 % du bien immobilier pour impulser le projet en échange de l’attraction d’investisseurs étrangers et de la construction d’usines. Il a toutefois signalé que « l’investisseur n’a pas respecté ses engagements, mais a exploité le terrain de manière illégale et en a disposé en dehors du cadre convenu, procédant même à la vente de parcelles pour son propre compte sans respecter le cahier des charges ».

L’intervenant a affirmé que, depuis, l’investisseur n’a pas régularisé sa situation « malgré le délai supplémentaire accordé par un conseil ministériel en 2010 et prolongé jusqu’en 2012 », selon ses dires. Il a ajouté qu’en coordination avec les autorités régionales, à leur tête le Gouverneur de la région et le ministère de l’Industrie et après un suivi rigoureux du conseil local, une décision officielle a été rendue cette semaine pour la récupération du bien au profit de l’État et sa remise dans le cadre légal. Le responsable a conclu que le dossier est désormais entre les mains de la justice pour déterminer le sort des transactions effectuées sur ce terrain durant la période d’exploitation illégale.

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Auteur

Abir Chemli

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