Tout en mentionnant que la pérennité même de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) est menacée, Elyes Ben Ammar, membre de la Fédération générale de l’électricité et du gaz, a mis en garde contre les « projets de concessions actuels qui font peser des risques sur la société.
Intervenant ce matin du mercredi 15 avril 2026 sur les ondes Jawhara FM, il a également dénoncé des « irrégularités et des dépassements, comme l’obligation faite à la STEG de céder ses crédits carbone au profit d’investisseurs étrangers, en échange d’un soutien financier du gouvernement japonais ».
Ben Ammar a toutefois indiqué que « la Fédération n’est pas opposée à l’orientation vers les énergies renouvelables », laissant entendre que la STEG a été pionnière en la matière depuis l’an 2000 déjà avec la centrale de Sidi Daoud.
Il a toutefois exprimé de fortes réserves sur le mode d’exploitation actuel de ces énergies.
Mise à l’écart
Par ailleurs, il a critiqué ce qu’il a qualifié de « mise à l’écart du partenaire syndical » lors des débats à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) concernant les projets de loi sur les concessions. Il a exprimé dans cet ordre son regret que des organisations comme la CONECT et la direction de la STEG aient été invitées, alors que les représentants de l’UGTT pour le secteur de l’électricité ont été exclus.
Ben Ammar a conclu en annonçant la tenue d’une conférence de presse mardi prochain au siège de l’Union, place Mohamed Ali, afin de mettre en lumière ces dépassements et de défendre le service public, qu’il considère comme le fruit d’un programme économique et social national.



