Le ST perd son invincibilité à Ben Guerdane : Une défaite, mais pas de sinistrose !
Le Stade Tunisien a donc disputé son quatrième match de suite sans gagner. Un cycle improductif qui a débuté après la sortie en préliminaires retour de C3 face à l’OC Safi. Pas de quoi s’alarmer toutefois mais que de choses à revoir.
La Presse — Dimanche dernier, à Ben Guerdane, l’USBG a mis fin à l’invincibilité stadiste en L1, alors qu’il reste une journée à disputer pour clore la phase aller du championnat. A présent, situé sur le podium, à la 3e marche, le Stade est devancé d’une unité par le CA et se trouve à quatre longueurs du leader espérantiste. Ce qui laisse penser que les Bardolais s’essoufflent quelque peu, sauf que chacun parmi les meneurs a jusque-là connu ses heures de succès, ses temps forts comme ses passages à vide.
Ce faisant, si l’on aborde les choses avec lucidité, tout laisse penser que le ST a jusque-là rempli ses objectifs en L1, soit rester sur le podium et surtout ne pas laisser les autres concurrents creuser davantage l’écart. Aujourd’hui, quatre unités séparent le Stade du leader, ce qui est en soi rattrapable, mais Chokri Khatoui devra apporter désormais quelques correctifs au jeu des siens, à commencer par permettre aux attaquants et aux médians de mieux s’exprimer.
Il faut dire que si le staff a quasiment utilisé tout le potentiel à disposition, au niveau des trois lignes de jeu, cela n’a vraisemblablement pas favorisé le fond de jeu de l’équipe, son assise au milieu et ses affinités en attaque.
Trop de rotation et peu d’affinités
En football, si la rotation s’impose souvent d’elle-même, histoire de permettre à certains organismes de récupérer et à d’autres joueurs de bénéficier d’un temps de jeu, le turn-over est rarement priorisé quand la compétition atteint des stades avancés.
Là, au Stade, ligne par ligne, si la concurrence est souvent source de saine émulation de groupe, faire souvent tourner ne favorise pas les automatismes entre joueurs. Commençons par la défense où, outre l’inamovible Noureddine Farhati, sur le flanc droit, Hedi Khalfa a souvent alterné avec Iyadh Riahi, voire le polyvalent Wael Ouerghemi, alors que sur le côté opposé, Aziz Saihi n’a pas toujours disputé un match entier.
Au Stade cependant, seul l’axe n’a pas été bouleversé avec la paire Marouane Sahraoui-Skander Sghaier, un tandem qui constitue un gage de sécurité. Passons au milieu et en attaque à présent où ça se bouscule au portillon des relayeurs, des demis offensifs et des attaquants à profusion. Au cœur du jeu, le staff technique a souvent, pour ne pas dire toujours, changé les occupants des postes de pivot et des milieux offensifs.
Ainsi, tour à tour, Yussuf Touré, Mahamat Thiam et Rayan Smâali, comme récupérateurs, ont rarement enchaîné les matchs, alors que volet médians au profil offensif, cela vaut aussi pour les Amath Ndaw, Alysson Adriano et autre Boubakar Camara. Enfin, en attaque, le staff ne tient pas encore la bonne association, celle qui fait des étincelles, et ce, en dépit de la présence de l’ailier droit Youssef Saafi, des ailiers gauches Amine Khemissi, Abderahmen Hanchi, Firas Aifia et Moncef Gharbi, aux côtés des pointes Amine Haboubi, Amadou Ndiaye et Godswill Emmanuel. Du pain sur la planche donc pour Chokri Khatoui, astreint à davantage de cohérence dans sa composition-type, et ce, afin de retrouver ce cachet d’équipe qui a tant convaincu lors du premier tiers de cette phase aller.



