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Sport

Basket – BAL – le CA gagne ses deux premiers matches : Il n’est pas interdit de rêver

  • 27 avril 2026
  • 3 min de lecture
Basket – BAL – le CA gagne ses deux premiers matches : Il n’est pas interdit de rêver

La Presse — Trois mille cinq cents spectateurs tunisiens ont assisté à la première et à la deuxième rencontres du BAL à  Rabat, pour encourager le Club Africain.

Nous en tirons deux enseignements : le premier c’est que là où les couleurs tunisiennes sont hissées, le rassemblement se fait de manière automatique. Il n’y avait certainement pas seulement des clubistes, mais des Tunisiennes et des Tunisiens venus de partout et non pas seulement du pays.

Comme quoi, il ne faut jamais insulter l’avenir. La loi de la nature nous le rappelle et agit souvent dans le bon sens.

Seconde constatation, la présence de joueurs de qualité, un élément aussi important que stabilisateur pour une équipe. Par exemple lors du premier match, ce Jesse Jones a été un véritable patron. Il a l’œil partout, anticipe, se met à disposition pour permettre à ses camarades de se frayer des brèches, bloquer pour ouvrir le chemin au porteur du ballon, assiste, tire avec une technique individuelle qui tranche, met en confiance, subjugue l’adversaire et surtout impose le respect.

Mais le spectacle n’était pas seulement sur le terrain. Les gradins étaient en effervescence. Une ambiance aussi correcte qu’inimaginable. Elle a porté à bout de bras l’équipe tunisienne, nous obligeant à nous poser la question qui fâche peut-être : quand allons-nous retrouver cette ambiance qui fera de nos rencontres sportives une occasion de se lâcher dans une ambiance saine où la famille retrouvera la bouffée d’oxygène dont elle a besoin ?

Quand le public ou les publics de toutes les équipes comprendront que tout se limite à la durée des matchs ? Pas plus. Comme c’était le cas il y a une vingtaine d’années lorsque des joueurs qui étaient des adversaires sur le terrain rentraient dans la même voiture et que le public, qui faisait le trajet El Menzah-Tunis à pied, les applaudissait  sans tenir compte de leur appartenance ?

Où est passée cette éthique qui limitait les agissements des uns et des autres à la durée des rencontres et traçait la ligne rouge à partir de laquelle ne prévalaient plus que le respect et l’amitié ? Autre chose qui nous a impressionnés, c’était la présence de joueurs capables de créer cette magnifique ambiance tout en tirant le niveau de la rencontre vers le haut.

C’est de cela qu’ont besoin nos équipes, toutes disciplines confondues. Ces tocards, que l’on paie à coup de centaines de millions, ne sont, en fin de compte, là que pour enrichir leurs agents et se payer la tête de leurs recruteurs. Ni plus ni moins.

Auteur

Kamel GHATTAS

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