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Economie

« Fita 2026 » : La Tunisie renforce son ancrage africain

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  • 29 avril 2026
  • 4 min de lecture
« Fita 2026 » : La Tunisie renforce son ancrage africain

La Tunisie confirme son positionnement en tant que carrefour des échanges économiques africains. Porté par le Tunisia-Africa Business Council, cet événement rassemble décideurs et investisseurs autour d’un enjeu central : transformer le potentiel africain en valeur ajoutée durable.

La Presse —Le Tunisia-Africa Business Council (Tabc) organise les 28 et 29 avril 2026 à Tunis la 9e édition de la conférence Fita, une plateforme majeure dédiée au dialogue économique et aux partenariats en Afrique. Cette édition met l’accent sur le développement des chaînes de valeur africaines. L’objectif est de promouvoir une transformation économique durable à travers l’innovation, les partenariats stratégiques et une meilleure intégration régionale.

Anis Jaziri, président du Tunisia-Africa Business Council, a annoncé que cette initiative s’inscrit dans une dynamique ambitieuse qui vise à renforcer la présence tunisienne sur le continent africain. Aujourd’hui, «Fita» s’impose comme une plateforme de référence à l’échelle continentale, avec une participation croissante d’acteurs économiques et institutionnels de haut niveau.

Une réponse coordonnée aux déficits persistants

Au total, 35 ateliers de travail seront organisés sur deux jours. Par ailleurs, 180 parlementaires seront présents dans plusieurs villes. Plus de 15 accords de partenariat seront signés avec des institutions économiques, des think tanks et des structures d’appui à l’investissement. Trois grands projets portés par des entreprises tunisiennes sont également officiellement annoncés. Ces projets, entièrement développés par des acteurs tunisiens, illustrent une nouvelle phase d’expansion économique. Ces initiatives sont le fruit de plus de deux années de travail. Selon Jaziri, la Tunisie dispose aujourd’hui d’un savoir-faire diversifié et d’une expertise reconnue, en phase avec les besoins de développement du continent africain.

De son côté, Slah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat, a souligné, lors de «Fita 2026», que l’Afrique traverse une phase charnière de son développement, portée par un dynamisme démographique sans précédent mais confrontée, dans le même temps, à de profondes fragilités structurelles. Il a rappelé que la croissance attendue du continent ne pourra se concrétiser sans une réponse coordonnée aux déficits persistants en infrastructures, à l’accès encore limité à l’électricité, à l’eau potable et aux services d’assainissement, ainsi qu’aux besoins massifs de financement nécessaires pour soutenir cette transformation.

Face à ces défis, le continent s’appuie sur des cadres stratégiques ambitieux, à l’instar de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui constitue une feuille de route pour une croissance inclusive et durable. Parallèlement, des initiatives d’intégration économique telles que la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), offrent des perspectives nouvelles en matière de développement des échanges intra-africains, d’organisation des chaînes de valeur et de renforcement de la souveraineté économique du continent.

La Tunisie, acteur engagé dans la dynamique africaine

Dans ce contexte, la Tunisie entend consolider son positionnement en tant qu’acteur engagé dans la dynamique africaine, à travers la mise en œuvre de projets structurants et vise à renforcer la connectivité régionale et à fluidifier les échanges. La participation au projet de la route transsaharienne illustre cette orientation stratégique, en facilitant les liaisons entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne et en ouvrant de nouvelles opportunités économiques pour les entreprises.

Le ministre a également mis en avant les efforts engagés par la Tunisie en matière de modernisation des infrastructures de transport, de gestion durable des ressources hydriques et de développement territorial intégré. Il a insisté sur le rôle déterminant des infrastructures en tant que socle du développement économique, soulignant qu’elles conditionnent à la fois la compétitivité des économies, l’attractivité des investissements et l’intégration des territoires.

Enfin, il a appelé à un renforcement de la coopération entre les pays africains, estimant que seule une approche collective, fondée sur des partenariats solides, l’échange d’expertises et la mobilisation conjointe des ressources, permettra de relever les défis communs et de transformer le potentiel du continent en une croissance durable et inclusive.

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Auteur

Sabrine AHMED

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