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Economie

Ils ont dit

  • 2 mai 2026
  • 4 min de lecture
Ils ont dit

Jamel Abed, ingénieur

La Presse — Aujourd’hui tout le monde parle de l’intelligence artificielle. L’IA est partout, dans le domaine médical, industriel, etc. Si vous regardez, vous constateriez qu’elle avance rapidement et certaines personnes sont un peu perdues. J’ai rencontré des gens qui veulent commencer, mais ne savent pas par quoi. L’IA ce n’est pas uniquement ChatGPT, mais cela touche tous les domaines. Du coup, grâce à cette conférence, dont l’accès est gratuit, où nous avons amené plein de monde ; des Etats-Unis, de Belgique de France, etc. qui sont là pour partager leurs expertises avec les participants qui sont, entre autres, des étudiants et des entreprises. En ce qui concerne l’usage de l’IA, il y a la possibilité d’assistance aux tâches quotidiennes, il y a aussi l’usage industriel qui consiste à automatiser certaines tâches.

Chaque pays a ses propres objectifs dans ce domaine. Et, aujourd’hui, nous avons des speakers internationaux parmi nous. Dans une semaine on aura d’autres speakers, en provenance d’autres pays comme l’Inde, l’Italie, l’Allemagne, à l’occasion d’un autre événement de deux jours (8-9 mai) sur l’IA.

Haythem Farhani, réalisateur cinéma, expert en E-commerce

Pour la création vidéo, c’est devenu beaucoup plus facile à l’aide de l’intelligence artificielle. Comment ? Supposons qu’on a une séquence à filmer. Dans un processus ordinaire, cela coûtera des millions. On aura besoin de studios, de lumières, de caméras, etc. Le rôle de l’IA c’est de réduire le coût de ce tournage. Et j’aimerais souligner que tout n’est pas IA dans l’audiovisuel. A partir de quelques séquences filmées sur le terrain, on demande à l’IA de réaliser d’autres séquences. Et la puissance du créateur c’est de créer un doute, si cette séquence est réelle ou générée par IA. Pour un projet, par exemple, de 2 heures, il y aurait 3 minutes IA au milieu, 2 autres minutes au début, dans le générique, etc.

Mais le concept ne peut nullement être IA. L’Idée initiale c’est humain et, en conséquence, sans l’humain, l’IA n’y peut rien.

J’aimerais à ce niveau dissiper le doute et les craintes que le remplacement du travail humain par l’IA. Ce n’est pas vrai ! Ce qu’il vous faut c’est juste d’apprendre l’IA et toujours se mettre à jour pour apprendre comment accélérer le travail, comment faire des calculs rapides. Si vous employez l’IA comme il se doit, vous aurez les mêmes chances de succès, voire, plus. Générer ? Tout le monde peut le faire, mais en faire bon usage, c’est là la différence…

J’aimerais, par ailleurs, souligner un point important. Tous les participants ici présents partagent un point commun. Il faut aller de l’avant, car, quand vous décidez de vous arrêter, des milliers de personnes décident aussi de s’arrêter au même moment. Donc, à cet instant, il ne faut pas s’arrêter. Vous devriez toujours avancer jusqu’à l’atteinte de vos objectifs et aller même au-delà.

Boudour Ben Mekki, chef département formation « Insomea »

L’IA, ce n’est plus de l’innovation, ça devient une nécessité pour les business process. Donc, les process métiers  ont besoin de l’assistance virtualisée générative de l’IA pour faciliter le travail de tous les jours. C’est donc devenu indispensable pour automatiser les tâches métiers de tout type d’employé pour des fonctions transverses, que ce soit dans le secteur éducatif, industriel, financier et tout type de secteur d’activité, de s’appuyer sur la maturité de l’IA. En Tunisie, cette maturité est en évolution… Le secteur privé ainsi que le secteur étatique commencent à être sensibilisés à l’indispensabilité de cette technologie au sein de leurs organisations. Parmi les problématiques évoquées lors de cette conférence, nous avons soulevé la question de la « Responsible IA » qui respecte les normes internationales de sécurité. Les modèles confidentiels de l’entreprise ne vont pas être utilisés pour générer d’autres modèles et, éthiquement, cela implique le respect de l’environnement du travail.

L’IA s’inspire de l’aspect gouvernance, mettant en place les normes internationales, pour avoir la crédibilité et l’authenticité du produit. Cela signifie qu’un produit IA ne peut être commercialisé qu’en respectant la réglementation internationale que ce soit en matière de sécurité ou d’éthique.

Auteur

Lassâad BEN AHMED

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