Les entreprises du secteur ayant déjà appliqué les augmentations salariales prévues par les accords sectoriels conclus en janvier 2024, ne sont pas tenues d’accorder une nouvelle hausse des salaires au titre de l’arrêté gouvernemental publié récemment au Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT), a indiqué vendredi la Fédération Tunisienne du Textile et de l’Habillement (FTTH).
Dans un communiqué publié à la suite de la parution de l’arrêté n°68 du 30 avril 2026 relatif à l’augmentation des salaires dans les secteurs non agricoles régis par des conventions collectives sectorielles, la FTTH a précisé que le secteur textile et habillement est concerné par les dispositions de l’article 4 dudit arrêté. Cet article stipule que les entreprises ayant déjà accordé, durant la même période, des augmentations générales de salaires égales ou supérieures à celles prévues par le texte gouvernemental ne sont pas tenues d’appliquer une nouvelle augmentation.
La Fédération a rappelé que le secteur avait déjà mis en œuvre les mesures salariales prévues dans le cadre des accords sectoriels signés entre les partenaires sociaux en janvier 2024 et approuvés par l’arrêté du ministre des Affaires sociales du 8 avril 2024 portant approbation de l’avenant modificatif n°18 à la convention collective sectorielle du textile.
Ces accords avaient prévu une augmentation générale de 6,5% à compter de janvier 2024, une autre hausse de 6,5% à partir de janvier 2025, ainsi qu’une augmentation de 7% à compter de janvier 2026, appliquée de manière cumulative à celle déjà en vigueur au titre de la même année.
Par conséquent, souligne la fédération, les entreprises du secteur ayant appliqué ces augmentations de 7% à compter de Janvier 2026, conformément aux accords sectoriels signés sont considérées en conformité avec les dispositions prévues par l’article 4 de l’arrêté gouvernemental publié au JORT. Selon la FTTH, ces accords traduisent l’engagement du secteur en faveur d’un dialogue social durable, tout en veillant à préserver la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat des travailleurs.


