La chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis a rendu son verdict dans une affaire de corruption qui a profondément ébranlé le secteur de la santé. Quatre anciens employés de la Pharmacie Centrale ont été condamnés à une peine de dix ans de réclusion criminelle chacun. Les accusés ont été reconnus coupables de détournement, par un fonctionnaire public, de biens dont il avait la garde dans le cadre de ses fonctions.
Au-delà de la sanction privative de liberté, la justice a frappé lourdement sur le plan financier afin de réparer le préjudice matériel subi par l’institution. Chaque condamné se voit ainsi infliger une amende individuelle s’élevant à plus de 140 000 dinars. Au total, le montant des pénalités à reverser à la Pharmacie Centrale dépasse la barre du demi-million de dinars.
Les faits remontent au démantèlement d’un réseau organisé au sein même des entrepôts de la Pharmacie Centrale. Ces anciens agents s’étaient spécialisés dans le vol massif de médicaments qu’ils écoulaient ensuite illégalement sur le marché noir, hors des circuits de distribution officiels. Cette entreprise criminelle a non seulement causé un préjudice financier direct au Trésor public, mais a également porté une atteinte grave au droit fondamental des citoyens d’accéder aux traitements médicaux.


