Le Président Kaïs Saïed confirme ses concepts : L’Afrique peut être un acteur majeur sur la scène internationale
Confirmant l’ancrage de la Tunisie dans le continent africain, le Président de la République vient de donner ses instructions à la Cheffe du gouvernement pour qu’elle se rende dans la capitale kényane, Nairobi, en visite officielle au cours de laquelle elle participera, les 11 et 12 mai, au Sommet Afrique-France.
La Presse — Placé sous le thème « Africa Forward : partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance », ce sommet sera coprésidé par le président kényan William Ruto et le chef d’Etat français, Emmanuel Macron et enregistrera la présence de nombreux dirigeants de pays africains.
Il s’agit d’un événement de taille devant marquer le futur des relations de coopération entre le continent africain et l’hexagone, surtout au vu de la nature des dossiers à ouvrir et qui concernent, plus précisément, la transition énergétique, l’industrialisation verte, la paix et la sécurité, sans oublier la réforme du système financier international.
A noter que quatre séances-débat sont prévues lors des travaux de ce sommet et devront porter sur la consolidation des systèmes nationaux de santé, le développement des capacités de production locale et régionale afin de renforcer la souveraineté sanitaire du continent, l’agriculture durable à forte valeur ajoutée, l’intelligence artificielle et les technologies numériques au service d’une croissance durable, ainsi que le potentiel de l’économie bleue.
La Cheffe du gouvernement, accompagnée d’une délégation formée de responsables de la présidence du gouvernement, du ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger et du directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (Fipa), aura un agenda chargé avec, outre la participation aux diverses séances de travail, la tenue d’entretiens bilatéraux.
Cette participation réaffirme, si besoin est, l’orientation prise par notre pays conformément au projet présidentiel qui prône, certes, la diversification des partenariats, et met l’accent sur la nécessité d’ancrer le pays dans le continent africain tout en assurant l’engagement en faveur de l’unité du continent.
A ce propos, il n’est pas inutile de souligner la réaffirmation par le Chef de l’Etat, lors des différentes occasions nationales et internationales,la fierté de la Tunisie d’être une nation africaine, tout en insistant sur la nécessité d’un nouvel ordre humaniste fondé sur de nouveaux principes en vue de remplacer progressivement des concepts anciens devenus obsolètes.
Le Président Kaïs Saïed a, toujours, réitéré l’obligation de faire face aux défis structurels comme la pauvreté et les conflits prolongés, la pauvreté et les crises alimentaires. tout en évoquant des situations marquées par des violences persistantes qui font ressortir le paradoxe d’un continent riche en ressources naturelles mais confronté à des difficultés durables.
Plus encore, la vision du Président de la République s’inscrit dans un cadre d’une réflexion plus large sur l’avenir du projet panafricain dans la mesure où il a, souvent, rappelé et regretté le «rêve inachevé» de l’unité africaine, porté depuis la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), estimant que cet objectif reste encore juste un rêve malgré les dynamiques d’intégration engagées ces dernières années sur le continent.
Le Chef de l’Etat va plus loin, encore, en précisant que l’Afrique a les moyens de devenir une force majeure, à l’échelle régionale et internationale à condition que les pays du continent parviennent à mobiliser leurs forces et ressources en vue de bâtir un avenir avec de nouveaux concepts, loin de toute logique de domination coloniale sans négliger la mise en œuvre d’une coopération positive avec ses partenaires internationaux dans l’intérêt de ses peuples.
In fine, et comme l’affirme le Président Kaïs Saïed, l’Afrique dispose des moyens et des richesses nécessaires pour devenir un acteur majeur sur la scène internationale, estimant que le véritable défi réside dans la transformation de ces possibilités en projets concrets qui apportent le développement, la justice sociale ainsi que de nouvelles opportunités aux générations futures.



