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Éducation : pourquoi les mathématiques n’attirent plus les élèves tunisiens ?

  • 13 mai 2026
  • 2 min de lecture
Éducation : pourquoi les mathématiques n’attirent plus les élèves tunisiens ?

L’intérêt pour la filière mathématiques poursuit son recul en Tunisie, malgré des taux de réussite élevés, a alerté mercredi 13 mai 2026 le président de l’Association des parents et élèves, Ridha Zahrouni, appelant à des réformes urgentes du système éducatif.

Intervenant sur Express Fm, il a indiqué que cette problématique persiste depuis plusieurs années, notamment depuis 2015, et qu’elle a été évoquée à plusieurs reprises par les responsables successifs du ministère de l’Éducation, sans qu’aucune solution structurelle ne soit mise en place.

Selon lui, la filière mathématiques n’a pas bénéficié de l’attention nécessaire, alors même qu’elle occupe une place essentielle dans de nombreuses spécialités universitaires et parcours de formation professionnelle, en plus de son importance pour les métiers d’avenir.

Le responsable a souligné que les mathématiques ne se limitent pas à leur dimension académique, mais jouent également un rôle clé dans le développement de la pensée logique chez les élèves, appelant à dépasser le simple constat pour engager des solutions concrètes.

Il a estimé que cette discipline a été “victime de choix éducatifs” au cours des dernières décennies, critiquant ce qu’il qualifie de “confusion pédagogique” liée au passage de l’enseignement des mathématiques de la langue arabe au collège à la langue française au lycée.

Ridha Zahrouni a également mis en avant les effets de la politique de passage automatique, plaidant pour une réforme du cycle primaire visant à renforcer les compétences fondamentales des élèves en lecture, en calcul et en apprentissage, et à garantir un passage basé sur le mérite, tout en corrigeant les lacunes accumulées dès les premières années de scolarisation.

Par ailleurs, un responsable du ministère de l’Éducation, Moncef Khemiri, avait indiqué en mai dernier que la part des élèves orientés vers la filière mathématiques après la deuxième année de l’enseignement secondaire ne dépasse plus 7 %, contre environ 20 % il y a vingt-cinq ans.

Auteur

R. I

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