Rencontre-débat « Qawafel » présente les résultats de son appui technique à cinq institutions tunisiennes
L’accompagnement technique est l’un des volets du projet «Qawafel», mis en place par Expertise France et financé par l’AFD, et qui œuvre à appuyer les entreprises tunisiennes pour un meilleur positionnement sur les marchés africains.
La Presse — Le projet «Qawafel» a organisé mercredi, en collaboration avec le ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, une rencontre-débat pour livrer les résultats de l’appui technique offert dans le cadre de ce projet à cinq institutions relevant du ministère.
L’accompagnement technique est l’un des volets du projet «Qawafel», mis en place par Expertise France et financé par l’AFD, et qui œuvre à appuyer les entreprises tunisiennes pour un meilleur positionnement sur les marchés africains.
Mazen El Kassem, directeur du projet «Qawafel», a indiqué dans une déclaration à la presse que le but de la rencontre du jour est d’annoncer les résultats de l’accompagnement technique offert dans le cadre du projet «Qawafel» à cinq institutions relevant du ministère de l’Industrie, à savoir le Packtec (Centre technique de l’emballage et du conditionnement), le Gica (Groupement des industries de conserves alimentaires), l’Agence de promotion de l’Industrie et de l’Innovation (Apii), l’AFI (Agence foncière industrielle) et le Centre technique de la chimie (CTC).
Il s’agit d’évaluer le travail effectué et ce qui reste encore à faire, a-t-il ajouté, soulignant : «Ce que nous visons, prioritairement, dans le cadre du projet «Qawafel», c’est de mettre en place une stratégie de pérennisation. C’est pour cela que nous avons veillé à former les cadres de chaque institution pour qu’elles puissent continuer ce travail sans «Qawafel» soit après décembre. Elles ont piloté, elles ont testé avec «Qawafel» sur certaines entreprises, maintenant elles ont les outils pour le faire toutes seules. »
Il a, en outre, rappelé que le projet Qawafel « est un projet d’appui à l’internationalisation des entreprises tunisiennes qui est financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par Expertise France et qui œuvre dans quatre pays africains (Sénégal, Mauritanie, RDC et Kenya) dans cinq secteurs, à savoir l’agroalimentaire, la santé, le BTP, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, ainsi que la technologie et le numérique.
Donc nous avons, via un premier axe, accompagné techniquement et financièrement les structures d’accompagnement privées pour mettre en place des programmes et une offre de service appropriée aux entreprises.
Nous avons également accompagné sept structures tunisiennes pour former des entreprises à l’international et à l’export sur le continent africain », a-t-il ajouté.
Le deuxième pilier du projet est la diplomatie économique et la promotion du savoir-faire tunisien, a ajouté le chef du projet, notant que l’équipe «Qawafel» travaille en étroite collaboration avec le ministère des Affaires étrangères sur la stratégie nationale de diplomatie économique, mais aussi à la promotion du savoir-faire en inscrivant des entreprises tunisiennes dans des salons dans les quatre pays visés, à savoir le Sénégal, la Mauritanie, la RDC et le Kenya.
« Le troisième pilier pour lequel nous sommes là aujourd’hui, c’est la facilité d’assistance technique qui avait pour but de récolter les besoins des structures tunisiennes publiques qui travaillent sur l’internationalisation », a encore souligné l’expert.
S’agissant des résultats de l’accompagnement technique offert aux cinq structures ministérielles, il a indiqué que l’Apii est à un stade avancé d’une collaboration stratégique sur le long terme avec l’Agence nationale pour la promotion de l’investissement congolais (Anapi).
« Avec l’AFI, on est en train de finaliser un plan d’action et un plan d’affaires pour une AFI internationale qui va promouvoir le savoir-faire de l’agence en Afrique. Avec le Gica, nous avons travaillé sur des études de positionnement des conserves alimentaires tunisiennes dans les pays ciblés, donc quatre études de positionnement des conserves alimentaires. Avec le CTC, on a appuyé une montée en compétence des cadres pour qu’ils puissent faire des audits des entreprises pharmaceutiques tunisiennes afin qu’elles puissent être en conformité et s’internationaliser sur le continent africain », a précisé la même source.
Avec le Packtec, nous avons formé dix cadres à « comment accompagner les entreprises avec des outils concrets ». « On travaille aussi avec eux sur la mise en place d’un potentiel centre de ressources pour aider Packtec à internationaliser son savoir-faire. »
Afef Chachi Tayari, cheffe de cabinet du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, a déclaré lors de la rencontre :
« La Tunisie est riche de son histoire, de son savoir-faire industriel et de son capital humain… Le continent africain, avec ses millions d’habitants et ses économies en pleine croissance, représente un espace d’opportunités considérables. Les besoins en infrastructures, en énergie, en technologies numériques, en services et en produits innovants y sont immenses. La Tunisie, par sa position géographique stratégique, son ouverture culturelle et ses compétences reconnues, est appelée à jouer un rôle moteur dans cette dynamique ».
« Le programme «Qawafel», financé par l’Agence française de développement, incarne une coopération exemplaire entre partenaires internationaux et acteurs nationaux. Il traduit une volonté commune, celle de bâtir une relation solide entre la Tunisie et l’Afrique subsaharienne en favorisant l’innovation, la compétitivité et la création d’emplois », a-t-elle souligné.
Ce projet est également une réponse concrète aux aspirations de notre jeunesse qui souhaite voir ses idées et ses initiatives rayonner au-delà des frontières, a ajouté la responsable, rappelant que le ministère « place les PME et les startups au cœur de sa stratégie de développement industriel et économique. Elles représentent plus de 90 % du tissu économique tunisien et constituent un moteur essentiel de croissance, d’innovation et de création d’emplois stables et durables ».
«Le programme «Qawafel» s’inscrit pleinement dans notre politique. Il est un outil concret pour transformer nos ambitions en résultats tangibles en donnant à nos entrepreneurs les moyens de franchir de nouvelles étapes dans leur développement», a-t-elle enfin souligné.



