A Genève, la Tunisie officiellement déclarée exempte du trachome par l’OMS
C’est un moment historique pour le système de santé tunisien qui s’est joué dans les coulisses de Genève. Le ministre de la Santé, le Dr Mustapha Ferjani, s’est vu remettre solennellement des mains du directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, le certificat officiel proclamant l’éradication définitive du trachome (communément appelé rmed) en Tunisie.
Cette certification internationale ne relève pas du simple protocole diplomatique ; elle vient couronner des décennies d’une lutte acharnée et silencieuse menée sur le terrain.
Le triomphe de la médecine de proximité et de l’ombre
Derrière cette victoire sanitaire d’envergure internationale se cache le travail de mémoire et de persévérance de générations de professionnels de la santé. Des médecins spécialistes aux infirmiers, en passant par les cadres administratifs et les équipes mobiles, tous ont œuvré sans relâche, souvent loin des projecteurs et dans les régions les plus reculées du pays, pour bouter cette maladie infectieuse hors des frontières tunisiennes.
Ce succès valide une stratégie de santé publique tunisienne qui a traversé les époques avec une doctrine immuable : la prévention, l’accès à l’hygiène, le dépistage précoce et le traitement de proximité. En érigeant la santé comme un droit accessible à chaque citoyen, ces caravanes médicales et ces structures régionales ont non seulement préservé la vue de milliers de Tunisiens, mais elles ont aussi restauré leur dignité.
Un honneur national partagé
Alors que la Tunisie brille aujourd’hui sur la scène médicale mondiale grâce à cette distinction de l’OMS, l’hommage se veut avant tout collectif.
Cette consécration à Genève rappelle surtout que la Tunisie possède les compétences et la résilience nécessaires pour relever les plus grands défis sanitaires de son histoire.



