Secteur de la santé : Élément essentiel de la «bataille de la libération nationale»
Le secteur de la santé est en train de multiplier les performances qui lui valent une succession de distinctions à l’échelle régionale et internationale dont la dernière en date est survenue il y a 24 heures avec l’annonce par le ministère de la Santé du choix porté sur la Tunisie pour assurer la présidence de l’Instance supérieure du Conseil arabe des spécialités de santé relevant de la Ligue des Etats arabes.
La Presse — Il est évident que cette responsabilité constitue une opportunité supplémentaire pour consolider l’aura de notre pays en matière de santé et renforcer la coopération entre les différents pays arabes afin de garantir une meilleure formation, tout en maintenant une qualité supérieure des services de santé en faveur des citoyens.
Ces prouesses réalisées et consolidées, ces dernières années, sont rendues possibles grâce notamment à un intérêt accru et à un suivi de tous les jours assurés par le Président de la République qui est allé jusqu’à exiger des solutions urgentes en vue de l’amélioration des soins dans toutes les régions, sans distinction, dans le cadre d’une refondation totale du système de santé et d’une révision de l’ensemble du secteur conformément à une nouvelle vision en phase avec les attentes profondes des Tunisiens.
En effet, lors d’une grande réunion tenue dès le début de l’année 2026 en cours, le Président Kaïs Saïed a tenu à assurer qu’il ne s’agit pas d’une simple réforme technique, mais d’un véritable chantier de souveraineté sociale, afin de remédier aux défaillances ayant marqué, selon ses propres termes, des décennies durant, une dégradation et un démantèlement progressif des structures publiques, d’où la nécessité d’aborder cet épineux dossier selon une logique globale, intégrée et fondée sur des choix stratégiques clairs, loin des approches partielles ou provisoires.
Le Chef de l’Etat réaffirme, dans le même ordre d’idées, l’obligation d’accorder la priorité à l’intérêt supérieur de l’État qui doit être placé avant tout autre considération et de replacer la santé publique au cœur des priorités nationales, et ce, non pas comme étant un fardeau pour le budget, mais un pilier de la sécurité sociale et nationale et, de là, en tant que facteur de développement durable.
Autre preuve de la résilience de ce secteur, celle annoncée, tout récemment, par le ministère de la Santé assurant qu’aucun cas d’infection par le virus «Hanta» n’a été enregistré, jusqu’à ce jour, avant de mettre en relief, par la même occasion, le renforcement du système de veille sanitaire et de surveillance épidémiologique, notamment à travers les points d’entrée et des services spécialisés, afin de garantir la détection précoce et une gestion rapide de toute évolution de la situation.
Rappelons que le ministère de la Santé maintient une veille permanente, en coordination avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les instances sanitaires internationales compétentes afin de suivre l’évolution de la situation épidémiologique liée audit virus qui a été enregistré chez des voyageurs à bord d’un navire de croisière international.
Il est utile de rappeler aussi, que, selon le dernier rapport «Ceoworld – Countries With The Best HealthCare Systems 2025», la Tunisie occupe des rangs avancés dans le leadership mondial avec la première place dans le continent africain, la 3e dans le monde arabe et une prestigieuse 49e place dans le monde.
Toutefois, il ne faut pas croire que la santé constitue une simple course aux chiffres, mais il faut considérer ce classement flatteur comme étant une invitation à investir, à collaborer et à bâtir des ponts entre les divers acteurs publics et privés et autres organisations régionales pour faire de cette avance tunisienne un levier de souveraineté sanitaire nationale. C’est la raison pour laquelle le Président de la République ne rate aucune occasion pour confirmer sa détermination à faire du secteur de la santé un élément essentiel du chantier qu’il considère comme faisant partie intégrante de la «bataille de la libération nationale», en vue de concrétiser les revendications du peuple tunisien sans céder aux pressions quelle qu’en soit la provenance.



