Le CSS se qualifie difficilement aux demi-finales : À la sueur de son front
Rayan Derbali en verve face au SG (Ph.: © Mokhtar HMIMA)
Les Sfaxiens ont beaucoup peiné avant d’arracher une qualification bien méritée.
La Presse — En football, rien n’est jamais gagné d’avance et chaque match est à prendre au sérieux . Surtout dans une partie de coupe contre une équipe appartenant à une division inférieure et supposée prenable sans un maximum d’énergie et d’obstination à déployer pour avoir le dessus.
Le CSS en a fait l’expérience contre le SG qui lui a mené la vie dure et l’a fait énormément souffrir avant de lui céder le but de la qualification dans la première prolongation. En effet , 90 minutes de jeu n’ont pas été suffisantes pour faire plier le match des quarts de finale contre des Gabésiens qui n’ont pas dosé leurs efforts. On s’est posé la question quant à la capacité du CSS de livrer un match plein sur tous les plans sans ses joueurs étrangers qui constituent la colonne vertébrale de l’équipe et les clés de son dispositif. Les difficultés immenses éprouvées pour décrocher le billet aux demies malgré le soutien sans faille et sans relâche de son public et le recours aux prolongations ont confirmé que l’absence des joueurs étrangers a été lourde et pesante. Heureusement que pour la demi-finale contre l’ESZ au Stade Taieb Mhiri, les Kévin Mondeko, Hasamadou Ouédraogo et Travis Mutyaba, les trois piliers des trois compartiments, seront présents pour faire retrouver cet équilibre et cette fluidité dans le jeu qui ont cruellement manqué contre le SG.
Derbali, le sauveur
Si l’entraîneur Mohamed Kouki a parlé de trois finales à gagner pour remporter la coupe, il peut remercier infiniment son défenseur Rayan Derbali d’avoir été le principal artisan du succès dans ce quart de finale contre les Gabésiens. Ce latéral droit, que Kouki a toujours gardé dans son onze type en le reconvertissant comme excentré dans son 3-5-2 de prédilection, lui a ouvert de nouveau la voie de la victoire contre le SG par son but inscrit six minutes après le démarrage de la première prolongation. Bien que la chambre de la VAR ait annulé son but d’ouverture du score, Rayan Derbali a continué à batailler âprement sur le front de l’attaque pour marquer un autre but cette fois validé. «Ça n’a pas été facile, mais nous y sommes parvenus. Je suis comblé d’avoir pu être à la hauteur de cette totale confiance placée en moi par mon entraîneur qui m’a donné carte blanche pour jouer librement et sans consignes trop strictes dans la deuxième moitié de terrain. Un but décisif contre JS et un autre but au moment opportun devant le SG, ça ne peut être pour moi qu’une source de grande satisfaction et une motivation pour travailler plus», a déclaré Rayan Derbali en guise de reconnaissance à son entraîneur qui a toujours compté sur lui pour être le danger qui vient de l’arrière. Mohamed Kouki peut également louer le mérite d’un autre défenseur, Hamza Mathlouthi, qui a réussi à faire sauter le verrou gabésien et marquer le premier but de la délivrance six minutes après une première mi-temps où la pression, la tension et la souffrance ont été trop fortes. Avec trois défenseurs, Mâaloul, Mathlouthi et Derbali , qui ont le don de se projeter en attaque et d’être présents et efficaces dans la surface adverse , Mohamed Kouki a des solutions et d’autres armes et arguments pour pallier les lacunes dans son compartiment d’attaque. Contre l’ESZ en demi-finale, ce sera encore plus compliqué et plus dur pour Kouki.



