ST — un plafond de verre difficile à briser: Des blancs à remplir
Au Bardo, les sentiments vont continuer à s’entrechoquer du moins jusqu’à ce que la feuille de route pour le prochain exercice soit clairement élaborée, et ce, afin d’offrir une vision globale du projet, des étapes clés et des échéances à venir.
Après avoir achevé l’exercice au pied du podium, le Stade Tunisien peut toujours espérer participer à une compétition continentale si le destin lui est favorable. En clair, si l’EST et le CSS passent en finale cet après-midi, le Stade disputera la C3. Evidemment, pour un club qui a, certes, alterné le chaud et le froid cette saison, cet éventuel repêchage relèvera du miracle, mais, sans verser dans les superlatifs pour situer le mérite stadiste cette saison, soutenons avec certitude que les Bardolais ont gardé leur rang sans toutefois élever leurs standards. Bref, si l’on tire des conclusions en marge de cette saison, l’on peut s’avancer à dire que le ST a épaté quand il a évolué sur sa vraie valeur. Qu’il a même caracolé en début d’exercice et que son classement n’est nullement usurpé, sachant même que l’équipe s’est vu retirer trois points après le match perdu sur tapis face à l’OB. Cela dit, le Stade Tunisien a donc achevé sa campagne au 4e rang de la hiérarchie, mais, pour autant, doit-il nourrir des regrets ?
L’on peut dire en l’état que ce classement n’est pas conforme aux objectifs de départ. Pourquoi donc alors le ST n’a pas terminé le championnat sur le podium ? Des limites mentales sont-elles en cause pour un groupe qui a encore besoin de grandir ? Des départs non comblés en hiver tout comme l’été dernier ? Pour les fans stadistes, la saison est finie, mais des questions taraudent les esprits.
Si près et pourtant si loin…
Aujourd’hui donc, sans parler de propension à rater la marche, l’on peut dire que le Stade a vécu une saison complexe par son intensité et ses coups durs. Alors qu’il nourrissait de grands espoirs en début de saison, visant une place en Ligue des champions, le ST a dû se rendre à l’évidence et c’est peu de le dire, tant les événements marquants se sont succédé dans un exercice difficilement traversé.
Cependant, après avoir « écarté » quatre entraîneurs, les Chokri Khatoui, Lassâad Dridi, Ammar Souayeh et Said Saïbi pour finalement s’en remettre à Zammit, l’équipe a su se maintenir à un niveau acceptable sans pour autant se réinventer. Il faut dire que sur ce dernier point précis, sur les deux dernières fenêtres de transferts, hiver comme été, les départs de plusieurs cadres n’ont pas été vraiment compensés. Précisément, si en hiver, les départs de Mahamat Thiam, Alysson Adriano, Ahmed Beji et Firas Aifia n’ont pas laissé de vides béants, ceux du mercato précédent ont quelque peu entamé l’équilibre de l’équipe.
Là, on parle surtout des continentaux que sont Ousmane Ouattara, Klousseh Agbozo et Bonheur Mugisha. Cela dit, nul besoin de blâmer les recruteurs stadistes cependant car le ST a le mérite d’avoir formé des jeunes qui mûrissent à la vitesse de l’éclair en plus d’être talentueux à l’envi. Là, on parle du latéral droit Iyadh Riahi, du milieu Rafaa Riahi, de l’ailier Moncef Gharbi et de l’attaquant Riad Ouafi pour ne citer que ceux-là, aux côtés d’autres pépites convoquées d’ailleurs chez les U20.
En fin de compte donc, si des choses n’ont pas été suffisamment bien faites, en attendant d’y voir plus clair en été avec un groupe à apurer et à renforcer, déjà, avec les Sahraoui, Aziz Saibi, Skander Sghaier, Salifu Tapsoba, Yussuf Touré, Youssef Saafi, Amine Haboubi, Amine Khemissi, Youssef Dhaflaoui Ndiaye, Ouerghemmi, Rifat Riahi et autre Ndaw, le groupe ne manque pas de qualité, comme quoi, même quand la vie stadiste n’est pas toujours un long fleuve tranquille, le club bardolais a les ingrédients pour parvenir à prendre la bonne vague.



