gradient blue
gradient blue
A la une Culture

Aïmen Cherif, acteur, réalisateur, producteur de « Jondi » : « J’aime tout contôler moi-même pour que le film soit comme je l’ai imaginé »

  • 25 mai 2026
  • 5 min de lecture
Aïmen Cherif, acteur, réalisateur, producteur de « Jondi » : « J’aime tout contôler moi-même pour que le film soit comme je l’ai imaginé »

Initié très jeune aux arts martiaux par son père, ceinture noire de karaté, Aïmen Cherif, artiste martial, réalisateur, producteur, scénariste et acteur français, est fasciné par Bruce Lee qu’il considère comme une source d’inspiration majeure. Parallèlement, il découvre le théâtre et le cinéma grâce à sa participation dans un centre socio-culturel de son quartier.

En 2004, il fonde l’association de production audiovisuelle « Visuelle création » dont il devient le président et réalise plusieurs longs métrages dont « Ultime organisation », « Blood of friends » et « le retour des héros ».

En 2011, il crée sa propre société de production SRK Film et, en 2022, une nouvelle structure 19MC59 avec laquelle il produit « Remedium », «Myralisha X » et « Convocation ». Pour réaliser son film tunisien « Jondi », il crée « Now Cinéma », société de production tunisienne avec laquelle il poursuit actuellement ses activités de production et de création audiovisuelle. Interview.

La Presse —Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire du cinéma ?

Ce n’est pas un choix, mais une passion naturelle. Pour faire du bon cinéma, il faut être vrai et faire ce que l’on maîtrise le mieux. Je me sens bien dans l’action. C’est là que je peux donner le meilleur de moi-même et offrir un spectacle au public.

Pourquoi avoir choisi le film d’action ?

Mon parcours vient des arts martiaux. J’ai commencé très tôt, à l’âge de 7 ans, à m’initier à ce sport aux côtés de mon père qui était ceinture noire, premier Dan.

C’est dans un club que j’ai fait mes débuts. Très vite, je me suis passionné pour les films de combat et d’action. A l’âge de 12 ans, j’ai débuté au cinéma en tant qu’acteur, car je considérais que c’était pour moi une suite logique. Je voulais communiquer ma passion pour le sport et la chorégraphie des combats à travers l’écran.

Qu’est-ce qui définit votre vision du cinéma ?

J’utilise des effets classiques pour les scènes d’action à l’instar de tous les films modernes. Par contre, pour les combats et les cascades, il n’y a aucun trucage, pas de doublure non plus, ni d’écran vert dans les scènes de combats que nous tournons grâce à notre expérience et que nous mettons à profit pour que cela soit le plus réaliste possible.

Tout ce qu’on voit à l’écran est notre vrai travail et notre maîtrise dans les arts martiaux.

D’où vient l’idée de «Jondi» ? A-t-il été difficile à tourner ?

Je voulais un titre fort. Mais ce n’est pas un film de guerre ni sur les militaires. Derrière cela, il y a une surprise. Le personnage lui-même s’appelle Jondi. Il travaille pour une organisation secrète. Puis, il arrive facilement à s’intégrer dans le milieu de la police. J’aime beaucoup l’idée de créer du suspense lorsque j’écris le scénario et même dans les titres.

C’est pourquoi je fais attention à tout ce que je fais. « Jondi » est un film qui bouge beaucoup comme tous les films policiers que j’aime. En termes de difficulté au cours du tournage, je pense que cela a été un énorme défi. Le film a été réalisé en 18 jours avec 4 jours de perte. C’est énorme. Les délais sont très courts. Au fait, c’est un coup de tête et non le projet que j’avais en tête. Mais il fallait s’adapter d’où les difficultés avec l’équipe tunisienne et notamment l’administration pour les autorisations. L’essentiel est qu’on a réussi à terminer le film. C’est la plus belle chose.

Pourquoi avoir choisi de cumuler plusieurs postes : scénariste, acteur, réalisateur et producteur. Est-ce une question de budget ?

C’est la question qu’on me pose souvent. Mais franchement, c’est toujours un plaisir d’y répondre. J’aime m’exprimer sur les nombreuses casquettes que je possède. Ce n’est pas une question de budget mais plutôt une habitude de travail. Beaucoup d’acteurs comme Sylvester Stallone sont à la fois producteur, réalisateur et acteur de leurs propres films.

Pour ce qui me concerne, j’ai pris l’habitude de tourner de cette manière-là. La réponse est simple et efficace : j’aime tout contrôler moi-même pour que le film ressemble exactement à ce que j’ai imaginé. C’est très important dans ma manière de faire des films et surtout pour les combats parce que je me sers de mon expérience que je mets au service du film et pour que les scènes soient comme je les ai rêvées, parfaites à mon goût.

Avez-vous utilisé des effets spéciaux pour certaines scènes de combats ?

Je pense que le cinéma doit être dynamique et surtout sincère. C’est important pour moi. Ma vision consiste à utiliser le mouvement et l’action pour raconter une histoire qui touche les gens tout en restant très professionnel au niveau de la réalisation.

Auteur

Neila GHARBI

You cannot copy content of this page