La Tunisie a réceptionné, au cours du mois de mai, un ensemble d’équipements et de matériels sous forme de don de la part du Centre national de recherches archéologiques de Chine, destinés à l’aménagement et à la valorisation du site archéologique de Ben Arous.
Ce matériel servira notamment à structurer le parcours de visite et à installer des panneaux d’information et de signalisation, en vue de l’ouverture prochaine du site au public.
Cette étape s’inscrit dans le cadre de la coopération scientifique et technique tuniso-chinoise entre l’Institut national du patrimoine (INP) et le centre chinois, relative à la mise en valeur du site, à la suite de la signature d’une convention bilatérale fin juin 2023.
Selon le chercheur à l’INP, Nizar Ben Slimane, cette dotation marque l’achèvement progressif des différentes phases du projet, qui vise à transformer le site en espace accessible aux visiteurs et aux chercheurs.
Elle intervient dans le prolongement des travaux déjà réalisés, notamment la prospection géophysique, les fouilles archéologiques et l’étude scientifique des découvertes.
Le projet a en effet mobilisé une équipe mixte de chercheurs tunisiens et chinois. La première phase a consisté en une prospection géophysique du site, suivie de fouilles ayant permis d’identifier et de classifier les différentes structures archéologiques dans le respect de la stratigraphie.
Une troisième étape a porté sur l’analyse, la datation et l’évaluation scientifique des objets découverts, ainsi que la publication des résultats des recherches.
La phase actuelle concerne la restauration, l’aménagement du site et la mise en place d’un circuit de visite accompagné de supports explicatifs. L’objectif est de garantir à la fois la préservation du patrimoine et sa valorisation touristique et scientifique.
Découvert fortuitement en 2019 lors des travaux de construction du complexe culturel et sportif de la jeunesse, le site archéologique de Ben Arous s’étend sur environ 9 000 m².
Il comprend notamment un temple datant de la période carthaginoise, réutilisé à l’époque romaine, ainsi que des vestiges de quartiers d’habitation occupés jusqu’à la fin de l’Antiquité. Le site abrite également plusieurs pressoirs d’époque romaine.
Selon les prévisions, le site devrait être prêt à accueillir le public d’ici la fin du mois de juillet prochain.



