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Culture

À LA GALERIE « SALADIN » : Marzouk le magnifique

  • 3 juin 2026
  • 2 min de lecture
À LA GALERIE « SALADIN » : Marzouk le magnifique

Dans l’histoire de la sculpture en Tunisie, il y a eu Hédi Selmi, puis Marzouk.

La Presse — A plus de 80 ans, bon pied bon œil, ce très grand artiste continue de sculpter le bois, le marbre et de fondre le métal. Rien ne résiste à son sens de la légèreté, son amour des formes, et son étonnant goût pour d’improbables équilibres. Ses danseuses taillées dans le marbre le plus compact, ses cyclistes de métal, et même ses adeptes des siestes paresseuses défient toutes les lois de l’équilibre avec une grâce inouïe. Etonnant personnage que Hechmi Marzouk, qui sculpte avec le même talent les statues équestres de Bourguiba et le grand écart de ballerines aériennes. Et qui s’offre une pose pour être décorateur de plateau, et dit-on acteur, sur le film du célèbre metteur en scène Arrabal : « Viva la Muerte ».

Aujourd’hui, les œuvres monumentales de Hechmi Marzouk émaillent le paysage urbain du pays : des statues équestres, des monuments exaltant la solidarité nationale, à La Manouba, célébrant la science et la culture à Douar Hicher, ou également rendant hommage au troisième âge à l’Ariana. Aujourd’hui, Hechmi Marzouk prépare une sculpture rendant hommage au grand Hannibal.

L’exposition présentée par la galerie Saladin qu’anime avec talent le jeune Amine Souabni venu épauler son père est un magnifique retour sur le parcours d’un très grand artiste.

Nous avons plaisir à laisser la parole à Hechmi Marzouk pour conclure

«Les silhouettes épurées semblent glisser dans l’espace, portées par une dynamique fluide où chaque courbe évoque le déplacement, la légèreté et la liberté. Entre équilibre et élan, ces sculptures racontent un instant suspendu, où le métal, pourtant rigide, donne l’illusion d’un mouvement continu, presque vivant».

Auteur

Alya HAMZA

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