gradient blue
gradient blue
Sport

Naufrage total…

Avatar photo
  • 16 juin 2026
  • 4 min de lecture
Naufrage total…

Plus qu’une déroute, le revers cinglant de l’équipe de Tunisie face à la Suède a été une humiliation et a confirmé ses immenses lacunes physiques, techniques et mentales.

La Presse — Dans un tournoi telle la Coupe du monde, le premier match en phase de groupes est important, voire déterminant. Son résultat conditionne avec un grand pourcentage la qualification et le passage au second tour. Une règle d’or qui a malheureusement échappé aux Aigles de Carthage et au sélectionneur. On peut commencer par une défaite par accident et par un petit score en gardant toutefois des chances réelles et un moral intact pour se rattraper au deuxième match. Après le grand naufrage par 5 buts à 1 contre la Suède, l’espoir d’un rachat, s’il ne s’est pas évaporé et demeure possible, va dépendre d’un exploit face au Japon avant de penser à la troisième rencontre contre la Hollande. Autant dire que Sabri Lamouchi et sa bande se sont compliqué la tâche dans un match qu’ils ont géré avec absurdité, avec des erreurs individuelles et collectives énormes qui leur ont été fatales et qui ont été payées cash.

Une très mauvaise lecture du jeu de l’adversaire

La première triste vérité de cette débâcle, c’est que Sabri Lamouchi n’a pas bien disséqué les rouages du dispositif de son adversaire et n’a pas examiné à la loupe ses points forts et ses points faibles. Il s’est donc retrouvé à court de réaction et de solutions face aux difficultés et au danger que son adversaire lui a imposés sur le terrain. Le principal, voire le seul point fort de l’équipe de Graham Pottel, c’est son attaque redoutable et le trident Isak, Gyokeres et Ayari. Ces trois piliers du compartiment offensif suédois ont été les bourreaux et les principaux acteurs du récital en se livrant à un joli exercice de frappes variées, récompensé par cinq buts. Le grand point faible de cette équipe que Sabri Lamouchi n’a pas pris en compte, c’est sa défense prenable malgré une forte puissance athlétique comme le témoigne le but de la tête de Omar Rekik en plein axe qui nous a donné une fausse illusion. Car une charnière défensive à trois avec un défenseur supplémentaire dans l’axe n’a pas été la bonne idée face à une attaque de feu. Parce que nos deux latéraux émoussés et incapables de monter et de presser haut n’ont pas pu éloigner le danger de notre périmètre de vérité.

Parce que la faillite de notre milieu de terrain, vulnérable, a mis de l’huile sur le feu. Parce qu’une attaque plate privée de ses armes offensives n’a réussi que rarement pour ne pas dire qu’une seule fois à inquiéter l’arrière-garde adverse. Parce que comble de médiocrité, un gardien de but, mal inspiré, a allumé l’incendie par ses erreurs sur les deux premiers buts encaissés. À force d’avoir joué notre va-tout pour ne pas perdre et de ne pas avoir eu assez d’audace pour jouer pour gagner, nous avons été ridiculisés par une défaite sur un score-fleuve qui restera dans les annales de notre histoire comme la plus triste entrée en matière en phase finale de Coupe du monde. Aura-t-on les ressources surtout mentales pour faire oublier ce naufrage total lors des deux matches contre le Japon et la Hollande? Rien n’est moins sûr même s’il faut y croire.

Avatar photo
Auteur

Hédi JENNY

You cannot copy content of this page