Violences sexuelles : la Tunisie prépare son premier protocole national de prise en charge des victimes
Les 18 et 19 juin 2026, Tunis accueillera une conférence internationale intitulée « Vers un protocole national de prise en charge médico-légale et psychologique des victimes de violences sexuelles ». L’événement est organisé à l’initiative de l’unité de médecine légale du Centre hospitalo-universitaire Hôpital Charles-Nicolle, sous l’égide du ministère de la Santé et en partenariat avec le projet « Sila ».
Cette rencontre vise à poser les bases du premier protocole national destiné à harmoniser les pratiques de prise en charge médico-légale et psychologique des victimes de violences sexuelles en Tunisie, conformément aux standards internationaux en vigueur dans ce domaine.
Les travaux de la conférence seront inaugurés par le ministre de la Santé, en présence des ambassadeurs de l’Union européenne, de la Belgique et de l’Espagne en Tunisie, ainsi que de nombreux responsables, experts nationaux et internationaux et représentants d’institutions concernées par la lutte contre les violences fondées sur le genre.
Des spécialistes venus de Tunisie, de Belgique, d’Espagne, de France, du Maroc et de Suisse prendront part aux débats. La rapporteuse spéciale des Nations unies sur la violence contre les femmes et les filles, Reem Alsalem, interviendra notamment sur les défis et les mécanismes internationaux de protection des victimes de violences basées sur le genre.
La conférence bénéficie du soutien du projet « Sila », un programme consacré à la lutte contre les violences fondées sur le genre en Tunisie. Financé par l’Union européenne dans le cadre du programme d’appui à l’inclusion sociale, ce projet est mis en œuvre par l’agence belge de coopération internationale et l’agence espagnole de coopération internationale pour le développement, en partenariat avec des institutions publiques et des organisations de la société civile tunisienne.
À travers une approche fondée sur les droits humains, le projet vise à renforcer les mécanismes de prévention des violences basées sur le genre et à améliorer les services de prise en charge des victimes, tout en favorisant une meilleure coordination entre les acteurs des secteurs de la santé, de la justice et du social.



