Le ministère des Affaires sociales recrute 15 chauffeurs de véhicules légers
Tolérance zéro pour les pollueurs du littoral à l’aube de la haute saison touristique. Face aux rejets toxiques de plus de dix usines, les autorités de Nabeul scellent temporairement l’embouchure du cours d’eau. Cette mesure de crise vise à sécuriser la saison estivale et la santé des vacanciers.
En effet, les autorités régionales ont procédé, ce matin du mardi 23 juin 2026, à la fermeture totale et physique de l’oued Soltan, un cours d’eau qui se déverse directement à proximité de la plage très fréquentée d’El Jahmi, dans la délégation de Soliman.
Cette intervention d’urgence a pour objectif immédiat de sanctuariser la bande côtière et d’offrir un environnement de baignade sécurisé et salubre aux milliers d’estivants attendus cet été.
A ce propos, Karim Boulefa, directeur régional de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL) à Nabeul, a indiqué que cette opération est le dénouement d’une longue bataille administrative et de terrain. Le dossier a nécessité des rapports d’alerte officiels envoyés directement à la présidence du gouvernement ainsi qu’au ministère de l’Agriculture. L’action concrète est le fruit d’une synergie étroite entre le conseil local de Soliman, les représentants du deuxième district et l’ensemble des services techniques du gouvernorat. La décision finale avait été arbitrée la semaine dernière lors d’une commission de crise réunissant, sous l’égide du délégué local, les services d’hygiène de la santé, de l’agriculture et de la municipalité.
Un bouclier temporaire contre le poison de dix usines
Le diagnostic environnemental posé par les experts ne laissait place à aucune hésitation. Les inspections sanitaires menées sur place ont mis en évidence un désastre écologique provoqué par plus de dix unités industrielles de la zone, qui déversent illégalement et massivement leurs effluents polluants dans le lit de l’oued, générant un péril sanitaire direct pour la population et la faune marine.
Le responsable de l’APAL a toutefois précisé que cette fermeture par digue constitue une mesure conservatoire et temporaire, programmée pour une durée de deux à trois mois, le temps de sécuriser la saison balnéaire. Bien que cette solution technique ne constitue pas un remède naturel ou définitif au problème structurel de la pollution industrielle dans la région, elle s’imposait comme une urgence absolue guidée par l’intérêt général. L’unique priorité des autorités pour les semaines à venir reste de faire barrage aux substances toxiques afin de réduire au maximum le taux de pollution durant le pic de fréquentation de la plage.



