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Monde

Pourparlers entre l’entité sioniste et le Liban à Washington : Les Etats-Unis annoncent un accord-cadre pour une «paix durable»

  • 28 juin 2026
  • 4 min de lecture
Pourparlers entre l’entité sioniste et le Liban à Washington : Les Etats-Unis annoncent un accord-cadre pour une «paix durable»

«Les deux parties sont convenues, avec l’appui des Etats-Unis, de faire avancer rapidement la création de zones pilotes dans lesquelles les forces armées libanaises prendront le contrôle exclusif du territoire, à l’exclusion de tous les acteurs non étatiques», a indiqué le département d’Etat américain.

Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a déclaré vendredi que l’entité sioniste et le Liban étaient parvenus à un accord-cadre, négocié par les Etats-Unis, en vue d’«une paix et une sécurité durables», malgré les échecs répétés à respecter les précédents accords de cessez-le-feu entre les deux pays voisins.

Cet accord-cadre, signé vendredi à l’issue du dernier cycle de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, D.C., appelle une nouvelle fois à la mise en œuvre d’un cessez-le-feu fragile entre ces deux nations du Moyen-Orient.

«C’est aujourd’hui un grand jour, car nous sommes heureux d’annoncer un accord-cadre entre le gouvernement souverain du Liban et, bien sûr, le gouvernement de l’entité sioniste , avec la médiation et le soutien des Etats-Unis d’Amérique, qui commence à mettre en place un cadre pour une paix et une sécurité durables», a déclaré Rubio lors de la cérémonie de signature.

Toutefois, les détails de cet accord-cadre restent flous, et aucune des deux parties n’a expliqué en quoi il diffère des précédents accords de cessez-le-feu. «Les deux parties sont convenues, avec l’appui des Etats-Unis, de faire avancer rapidement la création de zones pilotes dans lesquelles les forces armées libanaises prendront le contrôle exclusif du territoire, à l’exclusion de tous les acteurs non étatiques», a indiqué le département d’Etat américain dans un communiqué. «Ces mesures permettront de progresser vers un accord global de paix et de sécurité», précise le communiqué.

L’accord a été signé par Yechiel Leiter, ambassadeur de l’entité sioniste aux Etats-Unis, et Nada Hamadeh, ambassadrice du Liban aux Etats-Unis. Hamadeh a qualifié cet accord-cadre de «première étape» sur la voie du rétablissement de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Liban, ainsi que de la garantie d’une cessation définitive des hostilités.» Dans cet accord-cadre trilatéral axé sur les résultats, il n’y a pas d’Iran. Il n’y a pas de Hezbollah. Et la voie vers la paix entre l’entité sioniste et le Liban existe», a déclaré Leiter.

Il s’agit d’un «premier pas» vers la restauration de la souveraineté du Liban, sans «occupation», «subordination», ni «tutelle», a déclaré de son côté le président libanais Joseph Aoun.

Le Hezbollah et les points clés de l’accord

Le député du Hezbollah Hassan Fadlallah a, quant à lui, estimé que le texte faisait courir un risque de «guerre civile» en cas d’application par les autorités libanaises.

L’un des points clés est le «désarmement vérifié des groupes armés non étatiques et du démantèlement des infrastructures qui leur sont associées», dont le Hezbollah qui s’est toujours opposé aux négociations.

Après l’annonce de l’accord, des partisans du mouvement ont manifesté dans les rues de Beyrouth, notamment dans les quartiers proches du Parlement et le long d’une route menant à l’aéroport, et ont bloqué au moins une route avec des pneus enflammés, selon l’ANI, une agence officielle.

L’accord-cadre prévoit notamment de confier progressivement à l’armée libanaise le contrôle de deux «zones pilotes», qui ont vocation à se multiplier jusqu’à ce que les forces étatiques aient la main sur tous les secteurs concernés, devant y permettre à terme le retour des civils.

L’une des deux premières zones est située au sud et l’autre au nord du fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière avec l’occupant.

Le retrait sioniste devrait être limité puisque Benjamin Netanyahu a répété que son armée resterait dans le sud du Liban jusqu’à ce que le Hezbollah «soit désarmé».

Selon l’accord, la disparition de cette menace éliminera toute nécessité future d’une intervention militaire ou d’une présence des Forces de défense de l’entité sioniste au Liban, et le gouvernement sioniste déclare n’avoir aucune ambition territoriale au Liban.

(Synthèse de médias)

Auteur

Nizar Hajbi