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Point de vue : La tutelle frappe fort !

  • 1 juillet 2026
  • 3 min de lecture
Point de vue : La tutelle frappe fort !

La Presse — Peut-être bien que c’est la première fois depuis longtemps que le ministère des Sports a agi aussi directement pour désigner le DTN d’une fédération. Eh bien, quatre DTN ont été nommés en se basant sur des textes certes très anciens et pas encore mis à jour, mais existants.

Contrairement à auparavant où les fédérations le faisaient indirectement en nommant leurs élus et en envoyant pour la forme les noms au ministère qui validait la plupart des fois. Depuis que l’actuel ministre a eu l’idée de revoir à la baisse le salaire des DTN selon une grille discutable franchement, on a eu l’impression que le ministère des Sports exerçait une sorte de pouvoir sur les fédérations.

Et cela s’est concrétisé avec la nomination de 4 techniciens dans les sports collectifs, chose qui met fin à l’autonomie, notion mal interprétée par les fédérations sportives. Aujourd’hui, le ministère reprend du pouvoir et exerce une mainmise technique sur des fédérations élues.

Quelques années en arrière, c’était un ministère affaibli devant des présidents de fédérations sans scrupules et affamés de pouvoir dont une partie a été poussée vers la porte de sortie et dont une autre reste aux commandes de certaines fédérations et, bien sûr, garde son rang au Cnot, le club des amis de son Président accroché à son siège à vie. Pour Ridha Jeddi, Nidhal Abdelkerim, Ibrahim Agrebi et Bassem Fourati, ce ne sont pas d’illustres inconnus.

Tous des académiciens, théoriciens qui, en pratique, n’ont pas eu des succès flamboyants. Qu’importe, leur bagage théorique en planification peut les aider à reprendre des structures techniques défaillantes. Nidhal Abdelkrim revient à la Ftbb quelques mois après sa démission liée à son bras de fer avec un sélectionneur national (que feront maintenant les deux sachant que Nidhal Abdelkrim est maintenant son patron hiérarchique?), alors que Ridha Jeddi tient enfin un poste dont il a rêvé et c’est Mondher Kebaier, le conseiller technique qui occupait le poste de DTN de fait, qui a été limogé par le ministère.

Quant à Ibrahim Agrebi, c’est une nomination surprenante pour un technicien qui a disparu des radars depuis des années. L’ex-sélectionneur du mondial japonais 1997 a-t-il encore les qualités et l’aptitude à diriger une entité technique fournie comme celle à la Fthb ? Et quelles relations avec le nouveau sélectionneur français Anti et son adjoint Sami Saidi ? Et surtout quelles relations avec Karim Helali le président nouvellement réélu ? Pour Bassem Fourati, il a une bonne expérience en féminines et aussi à la Ftvb.

Les quatre bureaux fédéraux et le personnel technique disponible vont-ils collaborer avec ces nominations imposées par le ministère sur le papier (une commission les a désignés relevant du ministère des Sports) ? On serait curieux de le savoir en fin de compte. Une chose est sûre, les fédérations n’ont plus cette liberté exagérée qu’elles avaient avant. C’est la nouvelle règle du jeu.

Auteur

Rafik EL HERGUEM

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