L’École publique telle que conçue par le Président Saïed et le Plan de développement : L’impératif de la justice éducative et de l’accélération de la numérisation
La réforme du système éducatif en Tunisie est au cœur du Plan quinquennal de développement 2026-2030, qui vise une refonte globale du secteur pour améliorer la qualité de l’apprentissage et moderniser les infrastructures.
La Presse — D’ailleurs, cette réforme figure parmi les principaux axes du projet présidentiel qui érige l’enseignement en pilier essentiel de la sécurité nationale dans le but de rompre avec les décennies passées grâce à une articulation autour du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, inscrit dans la Constitution, tout en veillant à la garantie de l’égalité des chances, à la modernisation des infrastructures scolaires et à la sauvegarde de l’identité nationale.
Les points stratégiques incluent, notamment, la généralisation totale de l’éducation préscolaire afin d’atteindre un taux de 100 % à l’orée de 2030 et la transformation numérique intégrale des écoles, deux objectifs, certes, ambitieux, mais faisables au vu de la détermination inébranlable qui anime les autorités compétentes jusqu’au plus haut sommet de l’Etat.
Ainsi, les priorités sont, désormais, claires dans le but d’améliorer sensiblement le rendement du système éducatif dans la perspective de renforcer le capital humain tout en réduisant considérablement le décrochage scolaire qui se trouve, dans l’état actuel des choses, à un niveau préoccupant.
Pour y parvenir, le Plan mise sur des mesures bien déterminées, à savoir, d’abord, la mise en œuvre d’une extension effective des services préscolaires associée à une approche pédagogique standardisée pour s’assurer que tous les enfants en âge pré-scolaire puissent bénéficier de ladite année préparatoire avant l’entrée au primaire.
Ensuite, il y a lieu d’opter pour la transition numérique avec une numérisation réelle des différentes écoles et une modernisation des programmes officiels en vue de permettre aux compétences humaines de s’adapter aux exigences économiques modernes, alors que dans le cadre de la révision des programmes, l’actualisation des contenus pédagogiques s’avère plus que nécessaire en vue de valoriser l’esprit critique et l’innovation, tout en luttant contre le phénomène des cours particuliers qui se révèle être fort nuisible pour les bourses des citoyennes et citoyens.
Il faut dire que ces nouvelles orientations interviennent suite à l’amélioration de plusieurs indicateurs du secteur éducatif au cours de ces dernières années, dont l’augmentation du taux des enfants bénéficiant d’une année préparatoire, qui est passé de 89 à 94,8 %, la diminution des taux de redoublement et de décrochage scolaire, ainsi que la stabilité des taux de scolarisation dans les différentes catégories d’âge.
N’oublions pas qu’au niveau de l’égalité des chances, le Plan de développement prévoit le renforcement de l’intégration scolaire des élèves en situation de handicap, la mise au point d’une plateforme numérique pour faire le suivi des élèves intégrés et la généralisation des cours de soutien scolaire et de cours gratuits à distance.
Le même plan accorde, également, une grande importance à l’amélioration de l’environnement scolaire à travers l’entretien et l’extension des établissements scolaires, la création d’espaces culturels et sportifs, de jardins pédagogiques, l’approvisionnement en eau potable, l’intégration des énergies renouvelables, ainsi que le développement des services de transport scolaire afin de garantir aux élèves un accès sécurisé à leurs établissements.
Par ailleurs, la vision stratégique prônée par le Président Kaïs Saïed nécessite une transformation profonde du système qui devrait aller au-delà des ajustements administratifs menés jusque-là dans la mesure où le secteur éducatif, qui absorbe une part importante du budget national, doit devenir plus résilient et équitable.
Ainsi, les réformes du système éducatif, telles que formulées par le Président de la République et réitérées par les textes du Plan de développement 2026/2030 ont pour objectifs de redorer le blason de l’école publique et de garantir l’égalité des chances pour les élèves tunisiens sans la moindre distinction et dans toutes les régions du pays, notamment dans les zones vulnérables.
En résumé, la Tunisie mise, dans le cadre de ces nouvelles dispositions, sur la réalisation d’un bond qualitatif dans le secteur éducatif grâce à l’amélioration du niveau de l’éducation, au renforcement de la justice éducative et à l’accélération de la transformation numérique, à travers la mise en place d’un ensemble d’indicateurs qualitatifs et quantitatifs à atteindre d’ici à 2030.



