28 ans après 1998, la Norvège retrouve les huitièmes face à des Auriverdes qui disposent toujours d’une force de frappe détonante.
La Presse —Postulant traditionnel pour la couronne mondiale, le Brésil n’a pas jusque-là élever ses standards, mais il trace son sillon en attendant de monter davantage en gamme. Secouée par les Samouraï Bleus en seizièmes, la Seleçao n’a validé son ticket vers les huitièmes que vers la fin grâce à Martinelli.
Et même en amont, si les Auriverdes ont fini premiers de leur groupe, ils ont toutefois buté sur un coriace Maroc, avant de prendre leur envol contre Haïti et l’Ecosse. Aujourd’hui, même si le Brésil est toujours une valeur sûre, il manque cependant encore de repères. Ce faisant, il est vrai que le Onze de Carlo Ancelotti a été quelque peu affaibli par les absences des Rodrygo, Raphinha, Estevao, Militao et autre Wesley, tous forfaits, mais ce soir, face à la Norvège du Cyborg Erling Haaland et du virevoltant ailier Antonio Nusa, il pourra compter sur le retour de blessure du piston Casemiro pour ratisser large au milieu.
Autres atouts des Brésiliens, Marquinhos, Vinicius Jr, déjà buteur à quatre reprises, Guimaraes, passeur décisif face au Japon, aux côtés des Gabriel, Fabinho, Alisson et Matheus Cunha, constituent une pléiade de compétiteurs à l’impact souvent payant. Pour clore cette parenthèse concernant les disponibilités du Brésil, Neymar pourrait être lancé face aux Norvégiens en fin de match, voire lors des prolongations si la partie s’éternise ou prend une tournure qui exige l’incorporation «du Ney».
Vinicius-Haaland : le duel à distance
Quid de la Norvège à présent ? Bourreaux des Eléphants de Côte d’Ivoire en seizièmes, les Vikings ont, toutefois, dû puiser dans leurs réserves pour se qualifier. Concurrentielle à défaut d’être irrésistible, la Norvège a laissé entrevoir du bon et du moins bon en phase de groupe avec une démonstration de force face à l’Irak, une victoire qui a mis du temps à se dessiner face au Sénégal et une correction infligée par la France. Sur ce, cependant, la sélection de Stale Solbakken reste un outsider ambitieux qui se produira face au Brésil forte de ses constantes mais avec des failles défensives à colmater. Face à la Séleçao, ce soir, la Norvège devrait être quasiment au complet.
Seul le latéral droit, Julian Ryerson reste incertain et pourrait être remplacé par Pedersen. Pour le gros des troupes maintenant, Haaland, déjà buteur à cinq reprises, devrait être épaulé par Sörloth et Nusa, alors que dans le même temps, le onze norvégien pourra compter sur l’apport indéniable des Berge, Odegaard, Schjelderup et autre Nyland, un gardien décisif quand les siens sont bousculés.
Concernant les compositions probables à présent, en 4-4-2, le Brésil s’en remettra au gardien Alisson Becker juste derrière le quatuor défensif formé de Danilo, Marquinhos, Gabriel et Santos. Au milieu, l’on retrouverait Guimaraes, Casemiro, Rayan et Paqueta, alors que devant, les espoirs offensifs de l’équipe reposeront sur le tandem Vinicius- Cunha.
La Norvège, à son tour, se produira en 4-3-3 avec Nyland dans les cages, Pedersen, Ajer, Heggem et Wolfe en défense. Odegaard, Patrick Berg et Sander Berge à l’entrejeu ; et enfin, le trident Sorloth, Nusa et Haaland en attaque. Enfin, volet historique des confrontations entre les deux sélections, il faut remonter jusqu’à la phase des groupes du Mondial 1998 pour voir la dernière opposition entre Viking et Auriverde. À l’époque, la Norvège avait frappé un grand coup en battant la Seleçao (2-1). La Norvège sera-t-elle capable de rééditer l’exploit ? Réponse ce soir.



