Le passeport tunisien classé 6ᵉ en Afrique dans le classement mondial 2026
Le passeport tunisien conserve une position intermédiaire mais stable dans le classement mondial 2026 des passeports, se plaçant 6ᵉ en Afrique et 2ᵉ au Maghreb, selon un rapport international couvrant 197 pays et territoires et reposant sur 14 indicateurs liés à la mobilité, aux opportunités économiques et à la qualité de vie.
Avec un score de 46,1 points sur 100, la Tunisie devance plusieurs pays de la région, notamment l’Algérie, la Libye et la Mauritanie, tout en restant loin des standards des passeports les plus puissants au monde. Le document souligne ainsi une réalité contrastée : une mobilité internationale moyenne, encore limitée par les exigences de visa vers de nombreuses destinations.
Une hiérarchie mondiale toujours dominée par l’Europe
Au sommet du classement mondial, le passeport suédois arrive en première position avec un score de 96,05 points, suivi de la Suisse, de la Finlande, de l’Allemagne et des Pays-Bas. Cette domination européenne reste largement confirmée, avec neuf pays du continent présents dans le top 10 mondial.
L’Asie maintient également une présence significative grâce à des pays comme Singapour, les Émirats arabes unis, le Japon et la Corée du Sud, qui figurent parmi les meilleurs classements mondiaux en matière de liberté de déplacement.
À l’inverse, certains pays continuent d’occuper les dernières places du classement. L’Afghanistan ferme la liste avec un score de 23,10 points, illustrant l’écart important qui persiste entre les passeports offrant une grande liberté de circulation et ceux fortement limités.
Dans ce contexte global, la Tunisie se distingue par une position relativement stable à l’échelle africaine et maghrébine. Le pays conserve sa place dans le tiers supérieur du continent, confirmant une continuité plutôt qu’une rupture dans son positionnement international.
Selon le rapport, le passeport tunisien permet un niveau de mobilité jugé “moyen”, offrant un accès sans visa ou facilité à un nombre limité de destinations, mais restant soumis à des restrictions importantes vers les grandes zones de mobilité mondiale.
Un classement qui dépasse la simple question des visas
L’étude rappelle par ailleurs que la puissance d’un passeport ne se résume plus uniquement au nombre de pays accessibles sans visa. Elle reflète désormais un ensemble de facteurs plus larges, incluant la qualité des relations diplomatiques, la stabilité politique et économique, ainsi que les accords bilatéraux conclus entre États.
Cette approche élargie permet de mieux comprendre les écarts persistants entre pays, mais aussi les évolutions progressives observées dans certains cas, où des réformes diplomatiques et institutionnelles ont permis des améliorations notables.
Au-delà du classement, le rapport met en lumière une réalité structurelle : la mobilité mondiale reste profondément inégale. Les écarts entre les premiers et les derniers du classement traduisent des différences de poids diplomatique, de stabilité interne et d’intégration internationale.
Dans ce paysage, la Tunisie apparaît comme un pays à position intermédiaire, ni parmi les puissances de mobilité mondiale, ni parmi les États les plus limités, mais dans une zone de transition où les marges de progression restent réelles.
S.R



