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La Médina de Tunis parmi les sept joyaux de l’architecture mauresque, selon AD Magazine

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  • 10 juillet 2026
  • 4 min de lecture
La Médina de Tunis parmi les sept joyaux de l’architecture mauresque, selon AD Magazine

Le prestigieux magazine français AD Magazine (Architectural Digest France) a choisi de mettre à l’honneur l’un des plus précieux héritages architecturaux de la Tunisie.

Dans une sélection publiée le 11 juin, consacrée aux “sept plus belles réalisations de l’architecture mauresque à travers le monde”, la Médina de Tunis figure aux côtés de monuments emblématiques d’Espagne, du Maroc et d’Algérie, confirmant son statut de référence majeure de l’architecture arabo-andalouse.

Spécialisé dans l’architecture, le design et le patrimoine, AD Magazine ne propose pas un classement scientifique ou officiel, mais une sélection éditoriale réalisée à partir de la valeur historique, esthétique et architecturale des monuments. Le magazine rappelle que l’architecture mauresque, également appelée arabo-andalouse, est née au VIIIᵉ siècle de la rencontre des influences arabes, ibériques, romaines, byzantines et persanes dans la péninsule Ibérique et le Maghreb.

Selon AD Magazine, plusieurs éléments permettent de reconnaître ce style : la symétrie des espaces, les formes géométriques, les arcs en fer à cheval, les minarets carrés, les décors en zelliges et en bois sculpté, les patios et jardins de type riad ainsi que les fontaines et bassins qui structurent les ensembles monumentaux.

Dans cette sélection figurent six autres sites majeurs du patrimoine méditerranéen : la Mosquée-Cathédrale de Cordoue, considérée comme l’emblème de l’architecture mauresque ; la Médersa Ben Youssef de Marrakech ; la Médersa Bou Inania de Fès ; l’Alcazar de Séville ; la Grande Mosquée de Tlemcen ; et l’Alhambra de Grenade, l’un des plus célèbres ensembles palatiaux de l’époque nasride.

Pour la Tunisie, le choix de la Médina de Tunis n’a rien d’anodin. Le magazine souligne que ses ruelles abritent “mille-et-un patios, jardins et édifices aux décorations somptueuses”, faisant d’elle l’une des plus belles expressions de l’architecture mauresque. Il rappelle également que la vieille ville est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Au-delà de cette description, les critères retenus par l’UNESCO illustrent l’importance exceptionnelle de la Médina. Fondée à la fin du VIIᵉ siècle, elle est considérée comme l’une des premières villes arabo-musulmanes du Maghreb. Capitale de plusieurs dynasties, notamment sous les Almohades et les Hafsides, elle fut, entre le XIIᵉ et le XVIᵉ siècle, l’une des villes les plus influentes et les plus prospères du monde islamique. Son tissu urbain historique, remarquablement préservé, constitue l’une des principales raisons de son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en 1979.

Aujourd’hui encore, la Médina de Tunis rassemble près de 700 monuments historiques (palais, mosquées, médersas, mausolées, zaouïas et fontaines – qui témoignent de plus de treize siècles d’histoire urbaine). Au-delà de ses bâtiments, c’est l’organisation même de ses souks, de ses ruelles, de ses places et de ses demeures traditionnelles qui fait de cet ensemble un patrimoine vivant, où l’architecture, l’artisanat et la mémoire de la ville demeurent intimement liés.

La sélection d’AD Magazine constitue ainsi une nouvelle reconnaissance internationale pour la Médina de Tunis. Sans revêtir le caractère d’un classement officiel, elle confirme la place qu’occupe le cœur historique de la capitale tunisienne parmi les grandes références de l’architecture arabo-andalouse, aux côtés de monuments universellement reconnus comme l’Alhambra de Grenade ou la Mosquée de Cordoue.

crédit photo : © Issam Barhoumi
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Auteur

Meriem KHDIMALLAH

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