Régression inquiétante des mariages : Les solutions, la responsabilité de tout le monde
Un phénomène galopant qui menace sérieusement l’équilibre de la société et pourrait saper le projet civilisationnel national. Il s’agit de la réticence des jeunes envers le mariage pour des raisons futiles. Pourtant, les solutions existent.
La Presse — Pourquoi les mariages ont-ils vertigineusement régressé ? La problématique est posée volontairement et faussement. Certains n’hésitent pas à avancer des conditions financières qu’ils présentent comme évidentes pour justifier le phénomène. Alors que d’autres répandent l’idée malheureuse selon laquelle nos jeunes filles et garçons ont perdu le goût du mariage, la plus noble relation humaine. Encore plus grave, dans certains milieux connus pour leur cécité avérée, on invoque des justifications religieuses, n’ayant aucun rapport avec la sublime religion islamique.
Quant aux autorités publiques représentées par le ministère de la Famille, elles s’ingénient à imaginer les meilleures solutions possibles pour que les égarés reviennent à l’évidence. Et elles viennent de mettre en œuvre une stratégie nationale multidimensionnelle et complémentaire avec l’ambition d’inciter au mariage, avec le minimum de dépenses financières et avec la joie des membres des familles désirant s’unir pour l’éternité et aussi, en prime, des conseils gratuits à caractère sanitaire, joints à des directives de gestion réussie du futur foyer familial.
Il reste, toutefois, à savoir pour quelle raison on continue de voir cette stratégie boudée aussi bien par les familles riches que pauvres, où la cérémonie du mariage était élevée au statut d’une pratique sacrée comme la prière et la vénération de Dieu.
Pour ceux ou celles qui parlent de la nécessité pour la jeune fille et pour le jeune garçon de parachever leurs études supérieures au cas où ils y accéderaient, la réponse est toute simple : rien ne vaut l’union de deux êtres pour la vie et qui construisent ensemble un avenir meilleur dont ils tireront les bénéfices pour eux et pour l’équilibre de la société, loin des interventions des familles parentes ou alliées et de leurs observations, le plus souvent désobligeantes.
Il s’agit maintenant de rendre à la saison estivale ses vieilles et heureuses habitudes. En faisant en sorte que l’été, la saison du farniente, du bonheur et des retrouvailles familiales soit exploité, de nouveau, comme un instant de communion et de joie partagées comme ce fut le cas lors des époques révolues. Et aussi pour que les mariages soient saisis comme antidote à la dépravation, la délinquance et l’addiction à la drogue, sous toutes leurs formes.
Sans oublier le fait de prémunir, grâce au mariage, nos compétences contre les dangers de l’émigration dans des pays où domine un désert affectif effrayant que même les Européens reconnaissent surtout en ces moments de canicule où des personnes âgées ont péri dans des conditions inhumaines et dans l’ignorance totale.
Pour revenir à la reprise des mariages, n’est-il pas conseillé aux associations de la société civile de mettre de côté leurs querelles intestines pour s’investir dans un effort de mobilisation citoyenne et gratis dans le but de contribuer à ce que les Tunisiens puissent retrouver leur prestige d’antan et mériter de l’image rayonnante que leur pays occupe sur la scène internationale.
Et quand le nombre annuel de divorces va en augmentant, alors que celui des mariages va en régressant, on est en devoir de tirer la sonnette d’alarme et dans l’obligation de trouver les solutions idoines qui ne sont pas uniquement l’apanage du gouvernement mais bien celui de tous les patriotes.


