ÉTÉ 2026 : Et si on misait sur la solidarité tunisienne ?
Les Tunisiens ont la capacité de faire de l’été 2026 un instant de bonheur général. Ils peuvent, en effet, ouvrir leurs demeures à leurs concitoyens déshérités et leur permettre de jouir des richesses de leur pays.
La Presse — Et si le farniente et le plaisir des plages étaient partagés équitablement durant les vacances estivales et dans l’ensemble des régions du pays ?
Plus clairement, et si les propriétaires des habitations dans les villes côtières se débarrassaient un peu de leur cupidité et décidaient d’offrir l’hospitalité gratuitement à leurs concitoyens privés de la possibilité de passer l’été dans les meilleures conditions que leurs prochains ?
Les autorités à l’échelles nationale, régionale et locale et même rurale ont beau fournir tous les efforts possibles pour satisfaire les demandes qui deviennent de plus en plus pressantes, il demeure, toutefois, urgent que les citoyens mettent la main à la pâte pour contribuer volontairement à la réunion des conditions propices à la réalisation de ce rêve pas cher à concrétiser par un peuple libre et souverain.
Avec les prix exorbitants pratiqués actuellement pour la location parfois d’une chambre à un montant avoisinant ou même dépassant les cinq cents dinars, aucune excuse n’est plus acceptable pour que perdure la situation dont souffrent plusieurs centaines de milliers de Tunisiens, qui ont été privés durant les époques révolues de leur droit absolu de profiter des richesses de leur pays.
Quant aux associations et organisations de la société civile, les responsables qui y sévissent sont dans l’obligation de mettre de côté leurs anciennes et désuètes pratiques pour mobiliser leurs militants ou plutôt leurs salariés et leur apprendre les abc de la citoyenneté participative et agissante.
Dans plusieurs régions du pays, on est revenu volontairement aux belles coutumes d’accueillir les familles dites vulnérables et mettre à leur disposition toutes les commodités nécessaires à leur épanouissement et à la satisfaction de leur droit absolu de se sentir fiers de leur appartenance à la Tunisie nouvelle.
Leurs initiatives sont louables et suscitent un hommage largement mérité, mais demeureront insuffisantes tant qu’elles ne sont pas accompagnées d’une mobilisation réellement et effectivement citoyenne traduisant fidèlement l’attachement au succès du projet national de promotion civilisationnel.
L’œuvre est à la portée des patriotes qui ont décidé librement et souverainement de se prendre en charge et d’assainir la Tunisie des microbes et des virus qui veulent saper vainement son ambition de remporter tous les paris et de gagner toutes les batailles.
La finalité ambitionnée est dans les cordes des Tunisiens dont l’allégeance est à la Tunisie et à elle seule : que tout un chacun assume pleinement la mission de hisser le pays aux plus hautes cimes du développement et du progrès équitablement partagés.



