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Une stimulation nerveuse de l’oreille externe pourrait révolutionner le traitement de l’asthme et des infections pulmonaires

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  • 19 juillet 2026
  • 3 min de lecture
Une stimulation nerveuse de l’oreille externe pourrait révolutionner le traitement de l’asthme et des infections pulmonaires

Une équipe internationale de chercheurs de l’université de Kyoto (Japon), en collaboration avec l’école de médecine Icahn (États-Unis), a découvert une nouvelle approche thérapeutique biologique qui pourrait transformer la prise en charge des infections pulmonaires et des crises d’asthme. Cette méthode repose sur la stimulation du nerf de l’oreille externe afin de réduire l’inflammation des poumons.

Pour parvenir à ces conclusions, publiées dans la revue scientifique Immunity, les scientifiques ont étudié la branche auriculaire du nerf vague, la seule partie de ce nerf qui atteint la surface de la peau. Au cours des expériences menées sur des souris de laboratoire souffrant d’une inflammation allergique des voies respiratoires, la stimulation de cette branche a entraîné une augmentation du taux d’une molécule de signalisation, le CGRP, dans l’appareil respiratoire. Cette hausse a permis de réduire de manière significative l’inflammation pulmonaire. À l’inverse, lorsque l’activité de ces fibres nerveuses était bloquée, la maladie se manifestait de façon beaucoup plus sévère.

Selon les auteurs de l’étude, ces travaux démontrent pour la première fois l’existence d’un mécanisme neuro-immunitaire reliant la peau de l’oreille externe aux processus immunitaires des poumons. Cette découverte ouvre la voie au développement de thérapies bioélectroniques pour traiter les maladies inflammatoires, offrant ainsi une alternative aux traitements médicamenteux traditionnels. Cette approche prometteuse pourrait s’appliquer à d’autres pathologies caractérisées par une inflammation chronique, telles que la fibrose pulmonaire, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) ou encore la polyarthrite rhumatoïde.

« Nos résultats révèlent un réflexe neuro-immunitaire jusqu’alors inconnu qui relie la peau aux poumons », a souligné Rintaro Shibuya, chercheur à l’université de Kyoto.

Pour rappel, les infections pulmonaires et l’asthme figurent parmi les pathologies respiratoires les plus fréquentes et les plus graves. L’asthme est une maladie chronique des voies respiratoires qui provoque des essoufflements, de la toux et des sifflements dus à l’inflammation et à la contraction des muscles entourant les bronches. Les infections pulmonaires, quant à elles, sont généralement causées par une attaque microbienne qui remplit les alvéoles de liquide. L’intérêt de ces nouvelles thérapies électroniques réside dans leur capacité à soulager les patients souffrant de symptômes chroniques ou ceux qui ne répondent pas pleinement aux traitements médicamenteux classiques, comme les bronchodilatateurs et la cortisone.

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Auteur

La Presse

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