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Crise électrique : La vision présidentielle impose des solutions durables pour la souveraineté énergétique

  • 2 août 2026
  • 3 min de lecture
Crise électrique : La vision présidentielle impose des solutions durables pour la souveraineté énergétique

La crise énergétique qui sévit en Tunisie depuis plus de trois semaines fait toujours débat. Si la pression baisse légèrement d’intensité, les solutions à court et moyen terme commencent à se concrétiser avec l’annonce, par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), de la mise en service prochaine d’un transformateur de 360 mégavolts-ampères (MVA) au poste haute tension de Mornaguia.

La Presse — Dans le même sillage, la Steg annonce l’arrivée imminente d’une seconde unité de 400 MVA. Ces deux équipements de pointe, de fabrication chinoise, sont appelés à accroître significativement la capacité du réseau national, avec pour objectif ultime d’améliorer la stabilité de l’approvisionnement en électricité.

Bien que certains observateurs soulignent que ces mesures auraient dû être finalisées depuis des années, l’urgence impose d’optimiser les moyens existants tout en préparant l’avenir. Il s’agit de renforcer la résilience du réseau, tout particulièrement durant la période estivale marquée par un recours massif à la climatisation et des pics de consommation records.

Ce qui incite à l’optimisme, c’est la détermination du Président de la République à adopter une démarche proactive. Celle-ci vise la concrétisation et la consolidation de la souveraineté nationale, ainsi que la résorption d’un déficit énergétique devenu structurel et dépassant désormais les 60 %. Cette vision accorde une priorité absolue à l’accélération de la transition vers les énergies propres, autour d’axes majeurs : le développement des énergies renouvelables, la filière de l’hydrogène vert et la sécurisation du réseau géré par la Steg.

En effet, la stratégie impulsée par la présidence fixe un cap ambitieux : porter à 35 % la part des sources renouvelables — issues notamment des centrales solaires — dans la production électrique nationale. Cette dynamique s’accompagne de l’attribution de projets à des investisseurs locaux et étrangers via des contrats à long terme, afin de soulager durablement les centrales thermiques.

Par ailleurs, l’encouragement de l’autoproduction électrique ainsi que la signature imminente de protocoles d’accord internationaux sont de nature à positionner la Tunisie comme un pôle méditerranéen majeur de production et d’exportation d’hydrogène vert vers l’Europe.

Il convient de rappeler que si les récentes défaillances et les limites constatées du réseau électrique découlent de facteurs conjoncturels — tels que la surconsommation et la forte pression exercée par des vagues de chaleur exceptionnelles dépassant parfois les 45 à 48 degrés —, elles ont également mis à nu des anomalies structurelles que le Chef de l’État n’a pas hésité à pointer du doigt.

Ces constats expliquent le déploiement immédiat de mesures d’urgence pour atténuer les effets de la crise. Cependant, les spécialistes s’accordent à dire que ces deux nouveaux transformateurs, bien qu’apportant un soutien ponctuel de taille, ne sauraient résoudre à eux seuls des problèmes de fond. D’où l’élaboration d’un autre projet stratégique d’envergure : la création d’une plateforme centrale de transformation électrique en mer, destinée à renforcer le transport de l’énergie et la sécurité globale du réseau.

Dès lors, il devient impératif d’ancrer ces orientations stratégiques pour mettre en œuvre des solutions durables, efficaces et définitives, afin de prémunir les citoyens, sur l’ensemble du territoire national, contre le retour de tels désagréments.

Auteur

Noureddine HLAOUI

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