Alors que la situation électrique semble s’être relativement stabilisée après la vague de chaleur exceptionnelle qui a frappé la Tunisie fin juillet, certaines régions continuent de subir de fortes perturbations dans l’approvisionnement en eau potable. À Tazarka, dans le gouvernorat de Nabeul, les habitants dénoncent des coupures quotidiennes qui se prolongent depuis plus de trois semaines, sans explication officielle claire.
Dans cette région du Cap Bon, la journée commence désormais avec une même interrogation pour de nombreux habitants : l’eau sera-t-elle disponible aujourd’hui ?
Depuis plusieurs semaines, la distribution d’eau potable connaît des interruptions répétées, généralement à partir de 9h du matin, avec un retour du service souvent tard dans la soirée, parfois vers 22h ou même minuit, selon plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants.
Une situation qui s’installe dans la durée et qui devient particulièrement difficile à supporter en pleine période estivale, marquée par les fortes chaleurs et une affluence importante d’estivants dans les zones côtières.
Une vie quotidienne fortement perturbée
Au-delà de la simple absence d’eau au robinet, ces coupures ont des conséquences directes sur la vie quotidienne des citoyens.
Faire le ménage, laver le linge, préparer les repas, assurer l’hygiène personnelle ou simplement prendre une douche après une journée de travail ou une sortie à la plage deviennent des tâches compliquées pour de nombreuses familles.
Pour les habitants, la situation est d’autant plus difficile qu’elle intervient durant une période où les besoins en eau augmentent considérablement, notamment avec les températures élevées et le retour des vacanciers.
“Nous avons besoin de comprendre ce qui se passe”, réclament plusieurs habitants qui expriment leur incompréhension face à l’absence d’informations précises sur l’origine de ces perturbations.
Des citoyens en attente d’explications
Sur les réseaux sociaux, plusieurs habitants de Tazarka expriment quotidiennement leur mécontentement et demandent des éclaircissements aux parties concernées.
Ils s’interrogent notamment sur la nature du problème à l’origine de ces coupures : s’agit-il d’une panne technique majeure, d’un problème lié aux infrastructures, d’une gestion de la demande en période de forte consommation ou d’autres contraintes opérationnelles ?
À ce jour, le dernier communiqué officiel publié par la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) concernant des perturbations dans la région remonte au 25 juillet, alors que la situation continue d’être signalée par les habitants au début du mois d’août.
Cette absence de communication alimente davantage le sentiment d’abandon ressenti par certains citoyens, qui demandent au moins des informations régulières sur l’évolution de la situation et les mesures engagées pour y remédier.
Une question de service public en période estivale
La question de l’accès à l’eau potable revêt une importance particulière en été, période durant laquelle la consommation atteint des niveaux élevés et où la disponibilité de cette ressource devient essentielle pour les habitants comme pour les visiteurs.
Pour les citoyens concernés, il ne s’agit pas uniquement d’une gêne passagère, mais d’une difficulté qui touche directement leur quotidien.
Ils rappellent que l’accès à l’eau potable constitue un service public essentiel et qu’ils continuent, malgré ces perturbations, à honorer leurs factures d’eau dans l’attente d’un service conforme à leurs besoins.
Alors que la Tunisie fait face depuis plusieurs années à une pression croissante sur ses ressources hydriques, notamment en raison de la sécheresse et des effets du changement climatique, les habitants de Tazarka appellent aujourd’hui à davantage de transparence et à des réponses concrètes sur les raisons de ces coupures prolongées.
La question demeure posée : combien de temps encore cette situation va-t-elle durer et quelles mesures sont prévues pour garantir un approvisionnement régulier en eau potable durant cette période estivale ?




