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Accidents de la route : Une guerre citoyenne contre ce fléau

  • 4 août 2026
  • 3 min de lecture
Accidents de la route : Une guerre citoyenne contre ce fléau

Il ne s’agit pas d’énumérer le nombre d’accidents, de morts et de blessés. Il est plutôt question de ce que doivent faire les Tunisiens pour éradiquer ce fléau.

La Presse — La mort continue de sévir sur nos routes. Et le nombre de victimes est effarant, en dépit de la mobilisation citoyenne et étatique continue. Restent posées les questions: comment et quand va-t-on éradiquer ce cancer. Qui en  assume la responsabilité et quel coût financier à consentir ?

Pour l’ensemble des Tunisiens fiers de leur tunisanité, la solution coule de source.

L’Organisation nationale de la sécurité routière n’a qu’à faire son métier, selon les normes mondiales. En s’appuyant, d’abord, sur ses propres ressources. Ensuite, sur les associations de la société civile alignées sur la culture militante et le don de soi ainsi que le volontariat permanent.

Les campagnes de sensibilisation et de conscientisation des chauffeurs ont beau se multiplier à un rythme soutenu, les résultats restent toujours en deçà des attentes.

L’éducation des enfants sur la sécurité routière et le respect des dispositions du code de la route s’imposent comme une solution à adopter sans plus tarder. Et ceux parmi nos ambassadeurs à l’étranger, de retour à l’occasion des vacances estivales ont l’obligation de se comporter civiquement. Et de comprendre que leurs attitudes sur les routes françaises ou belges doivent aller de pair avec leurs pratiques sur les routes de Sejnane, de Ksour Essaf ou de Makthar.

Plus clair encore, ils n’ont aucune fierté à conduire dangereusement leurs engins à l’occasion des mariages en cherchant l’apparat futile.

Les cas d’accidents, le nombre de morts et de blessés en 27 jours (voir Assabah du vendredi 29 juillet 2026) sont à évaluer sérieusement par les autorités  et les divers intervenants. Car il s’agit d’une richesse nationale à préserver à tout prix. A l’instar ou plus précisément en priorité absolue pour ce qui est des dossiers de première nécessité comme celui de la défense du pouvoir d’achat ou du droit à la liberté.

En parcourant, à première vue, les grandes lignes du projet de la réforme du système éducatif révélé au grand public, ces derniers jours, montrent le grand intérêt accordé par les concepteurs de l’éducation de demain à ce que nos routes deviennent un havre de paix et de sécurité.

La numérisation et l’intelligence artificielle (IA) sont également à exploiter pour limiter les dégâts matériels et humains. Mais il faut impérativement que les utilisateurs de l’IA soient compétents pour le faire.

Le projet du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement insiste longuement sur cette dimension capitale et décisive de l’aboutissement du plan. Et la conception de l’apport de l’IA de prouver la globalité de l’action nationale de développement dont les dimensions sont indivisibles.

Restent les citoyens ordinaires. Il est un devoir urgent de les associer au succès de l’entreprise et de les voir y jouer un rôle prépondérant. Tout simplement parce que la mort sur les routes n’épargne personne.

Auteur

Abdelkrim DERMECH

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